Copé -Fillon : le secrétaire général de l'UMP contre le fidèle Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Ils revendiquent tous les deux l'héritage de l'ancien président. Fillon incarne une droite plus sociale, Copé, une ligne plus dure. François Fillon a travaillé de nombreuses années avec Nicolas Sakozy. Il tente aujourd'hui de mettre à distance cet héritage. Jean-François Copé a eu des relations plutôt houleuses avec l'ancien président. Il essaie aujourd'hui d'incarner l'héritage du Sarkozysme. Portraits des deux aspirants à la présidence du principal parti d'opposition et peut-être plus ...

Jean-François Copé

Jean-François Copé est né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) d’une famille aisée, issue de l’immigration. Sa mère, Monique Ghanassia, est originaire d’Algérie et son père, Roland Copé, chirurgien est d’origine juive roumaine. La famille rejoint la France, dans les années 1950, dès les premiers attentats du FLN. Il effectue sa scolarité au lycée Victor-Duruy dans le 7e arrondissement de Paris, où il obtient son baccalauréat en série B (économique et social) en 1981. Il entre, ensuite, à Sciences Po Paris en 1985, puis intègre l’ENA en 1987, promotion Liberté-égalité-fraternité, pour en sortir en 1989 à la 35e place. Il se destine d’abord à la finance et au management, après avoir suivi des séminaires aux Etats-Unis. Il intègre la Caisse des Dépots et Consignations puis Dexia en parallèle de cours d’économie et de finances à Sciences Po. Il enseignera par la suite à l’université de Paris VIII. Sa carrière politique débute en 1993 au côté de Jacques Chirac, où il participe à une cellule de réflexion économique animée par Nicolas Sarkozy. Il est l’un des soutiens à Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 1995, qui une fois élu le sollicite pour faire partie du projet de société au RPR dirigé alors par Alain Juppé. A cette période, il devient maire de Meaux puis député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne. Il est également conseiller régional d’Ile-de-France de 1998 à 2007. Il se fait connaître du grand public en intégrant les gouvernements Raffarin I et II de 2002 à 2004, en tant que secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. En 2004, il devient ministre délégué à l’Intérieur, puis ministre délégué au Budget, et en juin 2005, dans le gouvernement Villepin, il gère la réforme de l’Etat. En novembre 2006, il tente l’indépendance et crée son club politique Génération France.fr. Proche d’Alain Juppé et Dominique de Villepin, il entretient des relations compliquées avec Nicolas Sarkozy. Ecarté du gouvernement Fillon, il rebondit à la tête de la présidence du groupe UMP à l’Assemblée Nationale. Le 17 novembre 2010, il devient secrétaire général de l’UMP en remplacement de Xavier Bertrand. Le 26 août 2012, à Châteaurenard, il se déclare candidat à la présidence de l’UMP, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. Mais tandis que François Fillon prend ses distances avec l’ancien président, Jean-François Copé s’en revendique.

François Fillon

François Fillon est né le 4 mars 1954 au Mans (Sarthe). Son père, Michel Fillon est notaire, sa mère, Anne Soulet est historienne. Il obtient en 1972 un baccalauréat de philosophie. Après avoir obtenu un DEA en droit public, il envisage dans un premier de devenir journaliste. Il débute sa carrière politique auprès de Joël Le Theule en tant qu’assistant parlementaire qu’il suit en 1978 comme chargé de mission quand celui-ci est nommé ministre. En 1981, à 27 ans, il est élu conseiller général de la Sarthe, dans le canton de Sablé-sur-Sarthe - il ne devient maire qu’en 1983 - puis député de la 4e circonscription de la Sarthe. Il est alors le benjamin de l’Assemblée nationale. Philippe Seguin, autre jeune député de droite élu, devient son mentor, où ils se retrouvent au sein du « Cercle » une association partisan d’un « gaullisme social ». Il le soutien dans tous ses combats, notamment, durant l’hiver 1990, au moment de la prise du pouvoir du RPR contre Jacques Chirac. En 1992, il accompagne Philippe Seguin contre la ratification du traité de Maastricht. L’année suivante, c’est par l’entregent de Seguin qu’il intègre le gouvernement Balladur où il récupère le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En 1995, il s’affranchit de Philippe Seguin, en prenant position en faveur d’Edouard Balladur au détriment de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle. Malgré cette prise de position, il fera partie du gouvernement Juppé. En juillet 1997, Philippe Seguin s’empare de la présidence du RPR et se rapproche de Nicolas Sarkozy pour contrer Alain Juppé. En 1999, lors de la soudaine démission de Séguin, avant d’avoir soutenu Sarkozy qui finalement renonce, il se présente et se retrouve face à Jean-Paul Delevoye, Michèle Alliot-Marie et Patrick Devedjian. Eliminé au second tour, c’est Alliot-Marie qui est élue présidente du RPR. Après le retrait de la politique de Philippe Seguin, il change de stratégie et se rapproche de Jacques Chirac. Il participe avec Alain Juppé à la création de l’UMP. En 2002, il récupère son troisième mandat en tant que ministre des Affaires sociales. Il aura en charge la principale réforme du gouvernement : celle des retraites. En 2005, il quitte le gouvernement et décide de se rapprocher de Nicolas Sarkozy. Stratégie payante puisqu’il sera le premier ministre tout au long de la mandature de Sarkozy. Le 30 juin 2012, Francois Fillon annonce sa candidature officielle à la présidence de l'UMP.

Copé, Fillon, deux hommes que tout oppose par Anne-Laure Dagnet

Ces biographies ont été rédigées par le service documentation de Radio France.

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