manuel valls se dit prêt aux "plus hautes responsabilités"
manuel valls se dit prêt aux "plus hautes responsabilités" © reuters

Manuel Valls a entamé lundi un troisième déplacement délicat en Corse, une île qui reste enproie à la violence et où ses propos évoquant une violence "enracinée dans la culture" locale ont suscité de vives protestations.

L' Assemblée de Corse s'est prononcée le 17 mai pour l'officialisation de la langue corse aux côtés du français, une proposition rejetée juste avant son arrivée par le ministre de l'Intérieur.

"Il n'est pas concevable qu'il y ait sur une partie du territoire une deuxième langue officielle", a-t-il déclaré lundi au quotidien Corse Matin.

"Il faut parler de mafia" en Corse "où "il y a une emprise sur l'activité économique. Ne pas en parler, c'est ajouter au malheur de l'île. Il faut nommer les choses. La tolérance zéro est au coeur de la démarche que nous menons. Personne ne doit se sentir à l'abri" a déclaré le ministre qui ne s'est pas fait que des amis.

Ecoutez le reportage de Julie Marie-Leconte

### Le FLNC se dit prêt à reprendre les armes En début d'après-midi le FLNC a publié un communiqué. Le Front de libération nationale de la Corse se dit prêt à la violence armée. "Nous reprendrons les armes pour que la France reconnaisse nos droits nationaux", annonce l'organisation en dénonçant "l'attitude ultra jacobine de la France". Le FLNC a revendiqué en 2012 des dizaines d'attentats contre des résidences secondaires et des enseignes de la grande distribution. "Il n'y aura jamais de négociations sous le diktat des menaces et des bombes, surtout quand souvent, ceux qui menacent, sont aussi liés à des intérêts économiques", a réagi le ministre de l'Intérieur devant la presse. "Il y en a qui ont peur, et ils ont raison d'avoir peur, de la détermination qui est la nôtre à défendre nos valeurs, celles de la République et à oeuvrer pour la Corse", a-t-il ajouté.
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