[scald=95631:sdl_editor_representation]AUCKLAND (Reuters) - La justice néo-zélandaise a ordonné mercredi la libération sous caution du fondateur du site de partage de fichiers Megaupload, visé par une demande d'extradition des Etats-Unis pour piraterie informatique et blanchiment d'argent.

Kim Dotcom, alias Kim Schmitz ou Kim Tim Jim Vestor, qui a la nationalité allemande, a été arrêté en Nouvelle-Zélande le 20 janvier sur un mandat délivré par les autorités américaines.

"Je suis soulagé de rentrer à la maison et de voir mes trois petits enfants et ma femme enceinte", a déclaré le créateur de Megaupload, âgé de 38 ans, à la sortie du tribunal.

Kim Dotcom est accusé d'avoir été à la tête d'un groupe qui a accumulé 175 millions de dollars depuis 2005 en copiant et distribuant illégalement de la musique, des films et d'autres oeuvres protégées par le droit d'auteur.

Les avocats de Dotcom assurent que Megaupload n'a fait que proposer la possibilité de stocker des contenus en ligne.

Début février, la justice néo-zélandaise avait rejeté une première demande de liberté sous caution, estimant que l'accusé, qui possède des passeports et comptes bancaires sous trois identités et avait un train de vie de millionnaire, risquait d'échapper à la justice avant l'examen de sa demande d'extradition.

Mercredi, le juge Nevin Dawson a accordé la liberté sous caution à Kim Dotcom mais à de strictes conditions.

Le juge a souligné que rien depuis la première demande de libération n'avait permis de mettre au jour des fonds cachés que l'inculpé aurait pu utiliser pour s'échapper.

Il s'est également appuyé sur le fait que trois anciens associés du fondateur de Megaudpload avaient déjà été remis en liberté et que l'examen de l'avis d'extradition n'aurait lieu qu'en août prochain.

Parmi les conditions exposées par le juge, Kim Dotcom devra habiter dans une maison modeste, bien différente de la vaste villa qu'il occupait avant son arrestation. Ses déplacements seront restreints et il portera un bracelet électronique. Aucun hélicoptère ne sera autorisé à approcher sa propriété. Kim Dotcom en possédait un.

Gyles Beckford, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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