Pour la fracturation, l'eau additionnée de sables et produits chimiques est envoyée sous forte pression dans le puits
Pour la fracturation, l'eau additionnée de sables et produits chimiques est envoyée sous forte pression dans le puits © Marion L'Hour

Le conseil constitutionnel se prononce vendredi sur la QPC concernant la fracturation hydraulique, une méthode utilisée pour extraire gaz et pétrole de schiste. Une technique interdite en France mais autorisée au Canada

En juillet 2011, au terme de plusieurs mois de mobilisation d'opposants, le Parlement a voté une loi interdisant la fracturation hydraulique en France.

Les sages doivent répondre à la société texane Schuepbach qui estime que l'annulation de ses permis d'exploration à la suite de l'adoption de cette loi, constitue une application "trop rigoureuse" du principe de précaution. Selon cette societé, il n'existe aucune étude démontrant que la fracturation hydraulique présente le moindre risque.

La fracturation hydraulique, utilisée pour extraire gaz et pétrole de schiste, consiste à envoyer dans une roche poreuse, en profondeur, de l'eau, du sable, et des produits chimiques. Ils cassent la roche et libèrent le gaz ou le pétrole. Une méthode qui pose des questions quant aux risques environnementaux (pollution des sous-sols et de l'eau, micro-séismes...)

Si la fracturation hydraulique est interdite en France, la technique est parfaitement autorisée au Canada qui se présente comme un modèle en la matière.

Marion L'Hour s’est penchée sur l’exemple canadien

Fracturation hydraulique et politique

Deux parlementaires, un PS et un UMP, récemment revenus d'un voyage d'étude en Pologne, pays le plus avancé en Europe en matière d'exploration du gaz de schiste, demandent a la France det rouvrir la porte aux hydrocarbures de schiste.

Au même moment, quatre sénateurs (deux UMP, un UDI et un PS) se sont rendus fin septembre au Canada, pour étudier ce mode d'extraction du pétrole, dans le cadre d'une mission de la commission du Développement durable.

Marion L'Hour a rencontréJean-Luc Fichet,l'un de ces sénateurs. Après son voyage d'etude, le sénateur socialiste est toujours prudent sur les hydrocarbures de schiste et la sécurité des puits, mais s'avoue séduit par l'exemple québécois.

Le gouvernement maintiendra l'interdiction

Au cas où la loi serait censurée par le Conseil constitutionnel, le gouvernement est prêt à déposer un texte pour maintenir l'interdiction de la fracturation hydraulique.

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