Le candidat François Hollande en avait fait sa priorité : améliorer le sort de la jeunesse.

A l'issue d'un comité interministériel de la jeunesse organisé en fin d'après-midi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce treize chantiers déclinés en une cinquantaine de mesures, pour faire en sorte "que les jeunes vivent mieux à la fin du quinquennat qu'au début".

Le reportage de Nour-Eddine Zidane, à Matignon

Des objectifs ambitieux, mais sans moyens nouveaux

La plupart de ces mesures sont déjà connues, une partie ayant déjà été annoncée lors de la conférence contre la pauvreté en décembre dernier. Le gouvernement réaffirme donc aujourd’hui son volontarisme. Mais rigueur oblige, aucun nouveau fonds ne sera débloqué.

Premier axe : lutter contre le décrochage scolaire , avec pour objectif de réduire de moitié le nombre de jeunes décrocheurs sortis du système scolaire sans qualification chaque année. Ils sont actuellement 140.000. L'objectif sera à terme la création d'au moins une "structure innovante de raccrochage", comme les micro-lycées, par académie.

Le gouvernement veut aussi favoriser l’accès à la complémentaire santé : aujourd’hui, moins d’un quart des jeunes en possèdent une.

Enfin, dans le domaine du logement, le gouvernement veut lever l’obstacle des trois mois de caution . C’est l’Etat qui se substituerait au jeune locataire via garantie universelle.

Bientôt des quotas à l'Assemblée ?

Au-delà de ces mesures d’urgence, c’est aussi la place des jeunes dans la société que l’Etat veut améliorer. Deux pistes risquent de faire du bruit :

  • instaurer un quota de jeunes de moins de 30 ans dans les partis politiques et à l’Assemblée.

  • rendre tout électeur éligible à la présidentielle ou au Sénat dès 18 ans contre 23 et 24 ans actuellement.
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