GENEVE, 15 août (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes et les milices "chabiha" ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, notamment des meurtres et des actes de torture, ont conclu mercredi des enquêteurs des droits de l'homme des Nations unies.

Les insurgés qui se battent pour renverser le président Bachar al Assad sont eux-aussi coupables de crimes de guerre dont la gravité, la fréquence et l'amplitude sont toutefois moindres que ceux perpétrés par le camp gouvernemental, relèvent les enquêteurs dans un rapport de 102 pages.

"La commission a trouvé un terrain raisonnable permettant de croire que les forces gouvernementales et les 'chabiha' ont commis des violations flagrantes du droit international en matière de droits de l'homme et du droit humanitaire, y compris des meurtres illicites, des actes de torture, des arrestations arbitraires, des pillages et des destructions de biens", ajoute le rapport.

"Ces violations ont été commises dans le cadre la politique de l'Etat ce qui indique l'implication des plus hauts niveaux des forces armées et de sécurité et du gouvernement", lit-on dans ce document compilé par des enquêteurs indépendants sous la direction de Paulo Pinheiro.

Stephanie Nebehay; Jean-Loup Fiévet pour le service français

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