Le trio Niel/Bergé/Pigasse
Le trio Niel/Bergé/Pigasse © Reuters

Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, déjà propriétaires du groupe Le Monde, rachèteraient la majorité du Nouvel Observateur. C’est ce qu’indique une source proche du dossier.

Le fondateur du Nouvel Obs, Claude Perdriel, gardera le reste. Les trois hommes sont en négociations exclusives pour racheter une part majoritaire de l’hebdomadaire, via leur holding Le Monde Libre. Ce rachat incluera le site internet Rue89, acquis il y a deux ans par Le Nouvel Observateur.

La négociation porterait sur une participation à 65%, pour 13,4 millions d'euros. Cependant, selon Le Monde, les choses ne seraient pas actées pour Pierre Bergé, qui indiquait mercredi matin "ne pas avoir l'intention" de participer au rachat. Le doute plane donc encore.

Les précisions d'Alexandra Ackoun

Une union puissante... Mais déficitaire

Le Nouvel Observateur est le premier news magazine français. Il tire à plus de 500 000 exemplaires, mais il est lourdement déficitaire. Il devrait perdre 5 à 7 millions d’euros cette année. C’est pour cette raison que Claude Perdriel avait annoncé début décembre chercher des investisseurs.

Il avait déjà publiquement souhaité un partenariat avec Xavier Niel, car selon lui, un rapprochement avec Le Monde, deuxième quotidien français, « aurait du sens ». Il avait d’ailleurs tenté de prendre le contrôle du quotidien, il y a trois ans, en partenariat avec Orange. Sans succès.

La réunion du Monde et du Nouvel Observateur crée un groupe de presse plus puissant, mais globalement déficitaire puisque Le Monde a également annoncé qu’il serait en perte nette d’environ 2 millions d’euros en 2013. Il s'appuie en revanche sur un trio d’actionnaires solides capables de le soutenir. Quand ils ont repris le Monde en 2010, ils avaient prévu d'y investir quelque 110 millions d'euros, dont environ 60 millions seulement ont été dépensés jusqu'ici.

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