La route du Vendée Globe n'a pas changé depuis la création de l'épreuve en 1989. Il s'agit toujours d'un tour du monde en solitaire. La course a pour particularité de traverser certains des passages les plus difficiles pour les skippers. Le parcours de la course commence par une descente vers le sud de l’Atlantique, puis un chemin d’ouest en est. Les coureurs devront traverser l’océan Indien et le Pacifique, avant de remonter vers l’Europe. Le Venée-Globe est également connu pour passer par les trois grands caps connus en navigation : le cap Horn, le cap Leeuwin et le cap de Bonne-Espérance.

Vendée-Globe : le parcours de la 7e édition
Vendée-Globe : le parcours de la 7e édition © IDE

Les skippers rencontrent une première difficulté dès le début du parcours, avec la traversée du Golfe de Gascogne. Dans cette zone, où les dépressions sont nombreuses, il est possible de distancer ses concurrents, ou, au contraire, de se laisser distancer. Dans cette descente de l'Atlantique, le passage de l'hémisphère nord à l'hémisphère sud - appelé le Pot au noir - est également une zone où les vents peuvent se montrer peu collaboratifs. "C'est une zone de convergence intertropicale où les grains violents alternent avec des périodes de calme qui semblent interminable", affirme Alain Gautier au supplément nautisme du Figaro.

La partie la plus longue du parcours - la traversée au sud, d'ouest en est, n'est pourtant pas la plus difficile. Pour éviter que les navires se dirigent trop vers le sud, l'organisation de la course a mis en place une série de portes, qui sont autant de passages obligés dans le parcours. Toutefois, la traversée de l'Océan Indien représente aussi une étape difficile, notamment au niveau des "Quarantièmes rugissants", appelés ainsi à cause des vents violents qui y soufflent (entre le 40e et le 50e parallèle dans l'hémisphère sud).

Dans la dernière partie du parcours, la remontée de l'Atlantique du sud vers le nord, la principale difficulté provient de la fatigue : les navires sont éprouvés par la course, les skippers souvent fatigués et un peu moins vigilants. Résultat : de nombreux abandons ont lieu dans ce dernier tronçon. Il faut ajouter à cela le retour du froid, au moment de la remontée dans l'hémisphère nord.

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