La plus grande partie de la fortune des Wildenstein est située dans les trusts

L’avocate Claude Dumont-Béghi revient plus en détail sur la personnalité de Daniel Wildenstein et l’importance de son patrimoine.

Claude Dumont-Beghi

Selon l’avocate de Sylvia Wildenstein, Me Dumont-Béghi, une importante partie de ce patrimoine se trouve dans des « trusts », ces entités juridiques situés dans des paradis fiscaux, loin du fisc français.

Pour Me Dumont-Béghi, Daniel Wildenstein étant résidant français, mort en France, la loi française devrait s’appliquer et les trusts réintégrés dans la succession.

Claude Dumont-Beghi

Contacté, l’avocat de Guy Wildenstein, Jean-François Prat, n’a pas souhaité réagir sur le dossier Wildenstein, expliquant qu’il ne « parle pas des affaires en cours. »

L’évasion du patrimoine dans des trusts conforme à la tradition familiale…

L’affaire Wildenstein a été marquée par de multiples décisions judiciaires, parfois contradictoires.

Ainsi, le 14 avril 2005, la Cour d’appel de Paris donne raison à Sylvia Wildenstein et annule sa renonciation initiale à la succession considérant que les fils Wildenstein s’étaient « abstenus de l’éclairer exactement sur sa situation financière ». Un arrêt confirmé, le 20 juin 2006, par la Cour de Cassation. La veuve du marchand d’art bénéficie alors d’une rente annuelle de 400 000 euros et d’un appartement de 592 mètres carrés, dans le 16ème arrondissement de Paris.

Mais le 1er octobre 2008, la Cour d’appel de Paris annule le rapport d’expertise, et exonère de toute responsabilité les fils Wildenstein , estimant « l’évasion du patrimoine dans des sociétés étrangères et des trusts, conforme à la tradition familiale de transmission des biens aux héritiers directs »…

Un arrêt confirmé le 20 mai 2009 par la Cour de cassation.

Par la suite, la deuxième épouse d’Alec Wildenstein (l’un des fils Wildenstein, décédé le 17 février 2008) se range aux côtés de la veuve du marchand d’art, fournissant de nouvelles pièces à l’avocate Claude Dumont-Béghi, qui établissent l’existence de nouveaux trusts à Guernesay et aux Ile Caïmans, des trusts établis au bénéfice des héritiers directs Wildenstein .

Malgré ces nouveaux éléments, le 16 juin 2010, la Cour d’appel de Paris rejette la demande de révision de l’arrêt d’octobre 2008, déposée par Sylvia Wildenstein, condamne la veuve à verser 175 000 euros pour « procédure abusive », et va même jusqu’à lui reprocher un « battage médiatique » susceptible de « déstabiliser » les fils Wildenstein.

L’avocate de Sylvia Wildenstein s’est pourvue en cassation. Claude Dumont-Beghi considèrant avoir fourni un maximum d’éléments détaillés sur les trusts, les flux financiers… et l’identité des « trustees ».

Claude Dumont-Beghi

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