PARIS (Reuters) - Le Syndical national de pilotes de ligne appelle à la grève, notamment à Air France, du 6 au 9 février pour protester contre le projet du gouvernement d'instaurer un service garanti dans les transports aériens.

La CGT, ainsi que les syndicats minoritaires de pilotes Alter, Spaf et UNOPL, avaient déjà prôné jeudi la grève contre un texte qui constitue "une atteinte grave aux droits fondamentaux des salariés des entreprises de transport aérien."

Parallèlement, la fédération CGT du commerce invite les salariés de la sûreté aéroportuaire à faire grève le 6 février dans les aéroports français.

Le gouvernement n'ayant pas accepté la totalité des aménagements du texte de loi qu'il réclamait, le SNPL, principal syndicat de pilotes, a décidé lors d'une réunion, vendredi, de quatre jours de grève, a-t-on appris auprès du syndicat.

Selon La Tribune.fr, des propositions faites la veille aux pilotes par le ministère des Transports pour aménager le texte et éviter la grève ont été jugées décevantes.

Les députés français ont adopté fin janvier une proposition de loi UMP controversée dont l'objet est d'encadrer le droit de grève dans les transports aériens pour éviter que les passagers se retrouvent coincés dans les aéroports.

La proposition de loi sera examinée au Sénat à partir du 15 février et les opposants à ce texte entendent se battre jusqu'au bout.

Le gouvernement avait décidé d'inscrire ce texte à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée le 20 décembre dernier, au moment où une grève des agents de sûreté perturbait gravement l'activité des aéroports.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.