[scald=220551:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le retrait des forces françaises déployées au Mali dans le cadre de l'opération Serval s'étalera sur plusieurs mois à partir d'avril, a déclaré vendredi Jean-Yves Le Drian.

Le ministre de la Défense effectue depuis jeudi une visite surprise au Mali, où il a notamment assuré aux troupes françaises engagées dans les opérations militaires qu'elles constituaient l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme.

François Hollande a annoncé mercredi que le nombre de soldats français déployés au Mali commencerait à diminuer à partir du mois d'avril.

"Nous pensons que l'horizon d'avril est de l'ordre du possible et du probable et c'est progressivement que nos forces seront remplacées par les forces africaines", a dit Jean-Yves Le Drian sur Europe 1. "Le retrait sera étalé sur plusieurs mois, il commencera en avril mais ce ne sera pas un retrait brutal."

L'opération Serval, lancée le 11 janvier pour repousser des groupes islamistes armés qui menaçaient la capitale malienne Bamako, mobilise 4.000 soldats français sur le terrain. Quatre militaires français ont été tués depuis le début des opérations.

L'armée française a accompli une grande partie du travail mais il reste encore deux poches à sécuriser, a fait valoir Jean-Yves Le Drian.

"Jusqu'à présent, la qualité de nos forces et leur détermination, leur sang-froid (ont) permis de mener une offensive très positive, bien engagée, mais il reste les deux poches de la fin, qui sont autour du nord-est du Mali et la sécurisation de la région de Gao", a-t-il souligné.

"Nous sommes en bonne voie mais tant que l'ensemble de la libération du territoire n'est pas terminée je reste prudent", a-t-il ajouté.

Les forces franco-tchadiennes mènent depuis plusieurs semaines une offensive dans la vallée d'Ametettai, au coeur du massif des Ifoghas, considéré comme un bastion des groupes islamistes armés, dont Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"La traque (des islamistes armés) a continué à l'heure où je vous parle dans les autres vallées, il faut que l'ensemble du territoire soit nettoyé complètement", a dit le ministre.

Jean-Yves Le Drian n'a par ailleurs pas confirmé la mort des chefs djihadistes Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeïd, dont le décès a été annoncé par les autorités tchadiennes.

Il y a sûrement "des sous-chefs" qui ont été tués "en nombre significatif, sans doute des chefs mais les troupes sont encore très nombreuses", a-t-il dit. "Al Qaïda ne se limite pas à des chefs."

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.