[scald=77361:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les recommandations du gouvernement français en vue d'une explantation des prothèses mammaires PIP, qui présentent des risques de fuite et de rupture, n'ont "pas de caractère d'urgence", a réaffirmé mardi Xavier Bertrand.

La France est pour l'heure le seul pays à conseiller le retrait des implants à titre préventif même si le lien entre les prothèses PIP et neuf cas de cancers suspects signalés sur son territoire, dont deux mortels, n'est pas démontré.

On estime à 60 millions d'euros le coût de l'opération d'explantation, qui sera prise en charge par la Sécurité sociale. La pose de nouveaux implants sera à la charge de la patiente, sauf pour les femmes ayant subi une chirurgie réparatrice après un cancer du sein.

"Il n'y a pas de caractère d'urgence, mais nous recommandons le retrait de ces prothèses mammaires de façon à éviter tout risque de rupture", a rappelé le ministre français de la Santé sur RTL.

"Parce qu'aujourd'hui, ce qu'il faut avant tout prendre en compte, c'est le risque de rupture", a-t-il précisé.

Le ministre a indiqué que 9.500 appels, dont les deux-tiers émanant de femmes porteuses d'implants PIP (Poly Implant Prothèses), étaient à ce jour parvenus au numéro vert national (0820 03 33 33) mis en place début décembre par le ministère de la Santé.

Sophie Louet

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