Les 17 pays de la zone euro se sont accordés dans la nuit du 26 au 27 octobre pour mettre au point un plan anti-crise qui doit permettre de "sauver l'euro" selon le ministre des Finances français François Baroin. La dette de la Grèce a été réduite et 1.000 milliards d'euros ont été mobilisés pour approvisionner le Fonds européen de stabilité financière.

Selon les chefs des éxecutifs des pays de la zone euro, les discussions avec les banques ont été houleuses. Français et allemands ont dû se mettre d'accord sur l'étendue de l'effort demandé aux banques pour compenser les pertes grecques. En échange de cet affort, les banques ont reçu l'assurance qu'elles seraient recapitalisées si elles étaient mises en danger.

L'analyse de la décision des 17 pays de la zone euro par Bruce de Galzain :

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P sommet bruxelles 9h

Au lendemain de cette décision, les participants au sommet de Bruxelles ne cachent par leur satisfaction. Angela Merkel affirme que les dirigeants européens ont été "à la hauteur des attentes", Christine Lagarde, la patronne du FMI parle de "progrès substantiels" et Nicolas Sarkozy évoque le "soulagement du monde entier".

La réaction de Nicolas Sarkozy au micro de Bruce de Galzain :

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S sommet bruxelles sarkozy 8h

Il aura fallu dix heures selon les dirigeants des pays de la zone euro pour mettre au point l'accord. Pour la première fois, un pays de la zone voit une partie de sa dette effacée : les banques grecques renoncent à 50% de leurs créances. 100 milliards d'euros doivent être effacés sur un endettement public qui s'élève à 350 milliards d'euros. "Une nouvelle ère s'ouvre pour la Grèce" a affirmé le premier ministre grec Georges Papandréou.

La Grèce respire par Angélique Kourounis :

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P dette la grèce respire

L'autre grande décision concerne l'augmentation des fonds du FESF. Il était jusque là provisionné à hauteur de 440 milliards d'euros. Désormais, il est porté à 1.000 milliards d'euros. Cette enveloppe devrait permettre d'éviter la contagion de la crise des dettes à l'Italie et à l'Espagne. Le financement n'est pas assuré par les États mais par d'autres investisseurs. Ces investisseurs sont encouragés à investir dans la dette publique en échange d'un système de garantie appelé "assurance-crédit".

La zone euro place la banque centrale européenne au centre du mécanisme. Actuellement, la BCE maintient à flot l'Italie et l'Espagne en rachetant leur dette publique sur les marchés. Elle devrait poursuivre son action.

Enfin, l'idée de créer un fond spécial pour les apport des pays émergents comme la Chine ou la Russie fait son chemin. Des discussions doivent avoir lieu pour savoir si les pays de la zone euro acceptent l'arrivée de ce type créances dans leurs dettes publiques.

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