Alors que ce matin, plusieurs centaines de personnes, dont des proches des victimes, se sont rassemblées à Istres sur les lieux du drame, les enquêteurs tentent toujours de comprendre les motivations du jeune homme de 19 ans qui tué jeudi, au cours d’une fusillade à la Kalachnikov AK-74, trois passants, dans un quartier tranquille de sa ville.

Kalachnikov
Kalachnikov © CC Fanagt
En à peine quelques minutes, marchant sur quelques centaines de mètres, le tireur a atteint deux voisins de 35 et 45 ans qui bricolaient devant chez eux, et un automobiliste de 60 ans. Une conductrice en a réchappé de justesse, blessée à l'oreille. Le procureur-adjoint d'Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch a précisé, lors d’une conférence de presse ce matin, que le parquet a requis contre l’auteur de la fusillade une mise en examen pour "assassinats" de trois personnes et "tentative d'assassinat" sur la quatrième légèrement blessée. L’homme, déféré en début d'après-midi au tribunal d'Aix-en-Provence et présenté à un juge et mis en examen pour assassinats et tentative d'assassinat et incarcéré. Un Parisien de 24 ans, dont le tireur avait donné le nom au moment de son interpellation, était toujours en garde à vue ce matin à Paris, mais il devrait être relâché, aucune infraction n'étant relevée à son encontre. Depuis quelques mois, le jeune Istréen "aurait expliqué ses projets à cette personne qui n’a pas pris ses déclarations au sérieux et assure l'avoir mis en garde", a expliqué le procureur-adjoint. Selon le représentant du parquet, l'un et l'autre, adeptes de jeux vidéo en-ligne, communiquaient depuis cinq ans régulièrement, au téléphone ou par Skype. _Denis Vanbremeersch, le procureur-adjoint d'Aix en Provence_
### Le jeune homme commencerait à réaliser la gravité de son acte Selon les premiers éléments de l'enquête, le farçon de 19 ans, passionné voire "spécialiste" des armes, s'est sur internet une Kalachnikov démilitarisée qu'il a remise en état de marche. Des munitions ont été découvertes lors de perquisitions menées aux domiciles de ses parents, séparés, chez qui il vivait alternativement. Fanatique des armes, et même licencié en tir, le jeune homme était depuis un an sous contrôle judiciaire pour port d'armes prohibées. Il devait pointer tous les 15 jours au commissariat de la ville, ce qu'il faisait. _Magali Fichter_
### Une marche blanches dans dans le quartier de l'Aupierre Plusieurs centaines de personnes ont en touré les membres des familles des victimes, portant pour certains des portraits de leur proches disparus. Le maire d'Istres, ainsi que plusieurs élus municipaux, étaient dans le cortège. Ils ont défilé sur environ 200 m, dans ce lotissement qui borde l'étang de Berre.A l'issue de la marche, certains proches ont remercié les habitants d'être venus si nombreux.__ _A Istres, Laurent Gauriat_
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