La guerre des chefs à droite n'a semble-t-il pas eu d'incidence sur les trois législatives partielles de dimanche où l'ancien ministre UMP Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine), le candidat UMP dansl'Hérault et le centriste Henri Plagnol (Val-de-Marne) arrivent en tête du premier tour.

L'analyse des résultats par Anaïg Haute

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La première circonscription du Val-de-Marne

L'impopularité du pouvoir socialiste a en revanche pesé dans les urnes. La première circonscription du Val-de-Marne, où concourait le maire centriste de Saint-Maur Henri Plagnol, a connu un coup dethéâtre puisque le député UDI-UMP sortant (26,20%) sera confronté au second tour à l'un de ses adjoints, le dissident UMP Sylvain Berrios (23,39%), qu'il devance seulement de 671 voix.

Le socialiste Akli Mellouli, qui avait affronté en juin dernier Henri Plagnol au second tour, est éliminé avec 19,9% des suffrages exprimés. La qualification pour le second tour nécessitait 12,5% des inscrits. Le Front national, représenté par Anne-Laure Maleyre, progresse à 11,5%. Pour le candidat socialiste :

Nous payons le contexte national.

La 13ème circonscription des Hauts-de-Seine

Patrick Devedjian
Patrick Devedjian © Radio France

Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux), Patrick Devedjian, président du conseil général, obtient 49,82% des voix contre lechevènementiste Julien Landfried (32,52%), mais l'abstention est élevée : 63,25%.

Le Front national Michel Georget, qui avait obtenu 5,74% au premier tour en juin, recule à 4,78%. Patrick Devedjian l'avait emporté de justesse en juin dernier avec 191 voix d'avance sur Julien Landfried, soutenu par le Parti socialiste et désormais Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

Le reportage d'Isabelle Piroux dans les Hauts-de-Seine

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La 6e circonscription de l'Hérault

Les résultats de la 6ème circonscription par Gérard Marty

Son élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel. On lui reprochait, comme à Henri Plagnol, d'avoir choisi pour suppléant celui d'un sénateur, ce qui est interdit. Dans l'Hérault, l'UMP Elie Aboud devance la socialiste Dolorès Roqué.

La candidate du Front national, qui comptait tirer parti de la crise à l'UMP et de l'impopularité de François Hollande, est éliminée. France Jamet est troisième avec 23,37% des voix (9,54%des inscrits). La candidate du FN :

Je suis satisfaite de ce résultat, notre électorat s'est mobilisé en dépit d'un taux d'abstention particulièrement fort. C'est nous qui avons mené campagne, nous avons mis le doigt où ça fait mal. Cela nous permet d'augurer de meilleurs résultats pour le futur. Je suis très optimiste pour les échéances à venir.

Dans le scrutin de juin dernier, invalidé par le Conseil constitutionnel pour des procurations irrégulières au profit de Dolorès Roqué, Elie Aboud avait été battu de dix voix par lacandidate socialiste lors d'une triangulaire avec le candidat FN Guillaume Vouzellaud, le compagnon de France Jamet.

Le candidat UMP rassemble dimanche 42,61% des voix, alors que son adversaire socialiste est créditée de 27,73%. Le taux de participation a été de 41,54%.

Les chefs de l'UMP sourient

Le président proclamé de l'UMP, Jean-François Copé, s'est félicité de résultats "encourageants" qui traduisent selon lui "la forte mobilisation de l'électorat de l'UMP".

L'ancien Premier ministre François Fillon, qui lui dispute la présidence de l'UMP, estime dans un communiqué que ces résultats sont "clairement un avertissement au gouvernement deJean-Marc Ayrault".

Le second tour aura lieu dimanche prochain dans ces trois circonscriptions.

> Dossier spécial : la crise à l'UMP

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