A Bézier , la guerre des chefs à droite n'a pas eu d'incidence sur le premiers tour de la législative partielle de la 6e circonscription de l'Hérault, où le candidat UMP Elie Aboud est arrivé largement en tête (42,61% des voix), face à la socialiste Dolorès Roqué (27,73%). France Jamet, la candidate du Front national, qui comptait tirer parti de la crise à l'UMP et de l'impopularité du pouvoir socialiste, est éliminée.

Le scrutin de juin dernier, invalidé par le Conseil constitutionnel pour des procurations irrégulières au profit de Dolorès Roqué, Elie Aboud avait été battu de dix voix par la candidate socialiste lors d'une triangulaire avec le candidat FN Guillaume Vouzellaud, le compagnon de France Jamet.

Le scrutin a été marqué par un taux d'abstention de 58,46%, supérieur de près de 20 points à celui du premier tour en juin.

L'analyse de Gérard Marty

A Antony , dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian s'est félicité d'un "excellent" premier tour de l'élection législative partielle dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine. L’ancien ministre UMP qui était en position délicate, frôle l’élection dès le premier tour avec 49,8%.

Patrick Devedjian

Patrick Devedjian avait remporté une courte victoire en juin avec 191 voix d'avance sur le candidat chevénementiste Julien Landfried, soutenu par le Parti socialiste, son élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel. On lui reprochait d'avoir choisi pour suppléant celui d'un sénateur, ce qui est interdit.

Le candidat MRC Julien Landfried, soutenu par le PS et les EELV enregistre 32,52% des suffrages.

Dans la 1e circonscription du Val-de-Marne , Henri Plagnol, le député sortant UDI investi par l'UMP (26,14% des voix), et le dissident UMP Sylvain Berrios (23,33% des suffrages) sont arrivés en tête. Le candidat du PS Akli Mellouli ne sera pas présent au second tour, n'atteignant pas 12,5% des électeurs inscrits.

Il y a cinq mois, Henri Plagnol l'avait emporté au second tour face à Akli Mellouli avec près de 57% des voix. Mais son élection a été annulée par le Conseil constitutionnel, car son suppléant était aussi celui d'un sénateur, ce qui est interdit.

François Fillon et Jean-François Copé se félicitent de ces résultats

François Fillon voit dans ces bons résultats pour la droite un "avertissement au gouvernement de Jean-Marc Ayrault". L’ancien Premier ministre appelle "les électeurs de la droite et du centre à amplifier leur mobilisation pour faire gagner ces deux parlementaires qui ont déjà fait leurs preuves et dont nous avons besoin au Parlement pour s'opposer à la politique du gouvernement qui mène la France à la récession et qui multiplie les signaux de laxisme en matière de sécurité", poursuit-il.

Pour le président proclamé de l'UMP Jean-François Copé, ces résultats sont "également un indicateur significatif de la démobilisation de l'électorat de gauche". "Voilà qui confirme s'il en était besoin que commentaires et sondages doivent être relativisés", a déclaré le député-maire de Meaux.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.