Finalement, c’est le richissime homme d’affaires libanais Rafic Hariri (assassiné le 14 février 2005 à Beyrouth) , proche de la famille royale saoudienne, qui « indemnise » les intermédiaires balladuriens, au nom de son ami Jacques Chirac. Au risque de provoquer une vendetta sanglante ?

Rafic Hariri a proposé de nous donner, à moi-même, à Ziad Takieddine et à Sheikh Ali Ben Moussalem, 75 millions de dollars pour solde de tout compte. Par ce biais, il rendait service aussi bien à l’Arabie Saoudite qu’à Jacques Chirac. (…) J’ai accepté cet accord, de même que Sheikh Ali Ben Moussalem et Ziad Takieddine.

Ces 75 millions de dollars ont été versés sur un compte de Ziad Takieddine dans la banque de Rafic Hariri au Liban. J’ai reçu ma part par virement, dans une société que j’ai créé spécifiquement pour cela, au Lichtenstein. C’est en lisant le dossier français de la procédure que j’ai appris que Ziad Takieddine a en réalité encaissé 60 millions de dollars de plus. Je l’ignorais auparavant et j’aimerais bien savoir à quel titre il a reçu cet argent.

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