Selon cet ancien militaire , les services algériens auraient manipulé le GIA (Groupe islamique armé) afin d’enlever les moines et de faire pression sur la France. L’opération aurait mal tournée.

Les moines auraient été détenus par un groupe dirigé par l’"emir" du GIA, Djamel Zitouni, contrôlé et infiltré par l’armée, puis seraient passés aux mains d’un autre groupe, "non contrôlé", dirigé par Besiou Hocine, alias Abou Moussaab.

Une version qu’il répétera devant plusieurs journalistes qui l’ont rencontré, ainsi que dans un livre publié en 2008 : Contre espionnage algérien. Notre guerre contre les islamistes (éditions Nouveau Monde, avec Philippe Lobjois).

Pourtant, malgré l’insistance de Patrick Baudouin, l’avocat des parties civiles, Abdelkader Tigha ne sera jamais entendu par le juge Jean-Louis Bruguière qui a instruit le dossier des moines de 2004 à 2007. Tigha sera pourtant "débriefé" par la DST (Direction de la surveillance du territoire) sur le sol français en 2006.

Mais le juge Bruguière ne daignera pas convoquer l’ancien militaire algérien dans son bureau. Son successeur, le juge Marc Trévidic, qui a repris le dossier des moines, ne l’entend pas de cette oreille...

Cimetière de Tibéhirine, Algérie
Cimetière de Tibéhirine, Algérie © Ps2613
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