Un total de 2.280 sapeurs-pompiers ont déclaré avoir été victimes d'une agression en intervention en 2016, un chiffre en hausse de 17,6% par rapport à 2015.

Manifestation de pompiers le 6 novembre à Lyon
Manifestation de pompiers le 6 novembre à Lyon © AFP / Nicolas Liponne / NurPhoto

Ces informations figurent dans une note de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Ces 2.280 agressions ont donné lieu à 1.613 journées d'arrêt de travail, un nombre là encore en hausse (+36,1%) par rapport à l'année 2015 où les 1.939 agressions avaient donné lieu à 1.185 journées d'arrêt de travail.

Ces chiffres "fournissent une tendance" mais "ne permettent pas d'avoir une vision pleine et entière du phénomène", souligne toutefois l'ONDRP. Il n'y a aucune obligation de déclarer les agressions, c'est au bon vouloir des services.  Donc les chiffres présentés ne sont pas exhaustifs, car "la remontée des informations peut varier en fonction des SDIS (service départementaux d'incendie et de secours, ndlr)", souligne la note.

Ainsi, aucune agression n'a été déclarée en 2016 en Corse, où deux pompiers étaient tombés dans un guet-apens la nuit de Noël 2015 à Ajaccio.

La région qui compte le plus d'agressions de sapeurs-pompiers en 2016 est la région Nouvelle-Aquitaine avec 406 agressions déclarées. Les régions Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes recensent également un nombre élevé d'agressions de sapeurs-pompiers avec respectivement 366 et 301 agressions en 2016", détaille la note.

Par ailleurs, près de 414 véhicules ont été endommagés ce qui représente un préjudice financier de 283.442 euros, soit une hausse de 183,4% par rapport à 2015.

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