La position d'Emmanuel Macron sur l'Aquarius semble desservir sa popularité.

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron © Radio France

En juillet, la moyenne de la popularité, calculée à partir des résultats de 7 instituts de sondage, était la plus basse enregistrée depuis l'arrivée à l'Élysée d'Emmanuel Macron à 36,3%. Le président de la République a perdu 3,1 points de popularité par rapport à sa moyenne de juin.

Il y a un an, en juillet 2017, Emmanuel Macron était à 50% de popularité en moyenne. Il avait ensuite fortement chuté en août à 42,3% de confiance. Il avait ensuite stabilisé sa cote de popularité autour de 42% en septembre, octobre et novembre avant d'opérer une remontée en décembre. Le chef de l'État avait terminé l'année 2017 avec 47,3% de satisfaits en moyenne.

En janvier 2018, il perdait un point, puis chutait de 5,1 points en février à 41,2% de satisfaits avant de remonter en mars et avril dernier pour atteindre 43,3% fin avril. Sa popularité est en baisse depuis, avec 41,9% de satisfaits en mai en moyenne, selon les chiffres des 7 instituts étudiés, puis 39,4% en juin et donc 36,3% ce mois de juillet.

Jérôme Fourquet, de l'institut de sondages Ifop : 

L’essentiel de cette baisse s’est produite avant l’affaire Benalla. A droite, la position confuse de Macron au moment de la première affaire Aquarius, a semé le trouble et contribue à cette baisse de popularité

Les "non mais" de Macron  

On a l'impression de revivre le même épisode qu'en juin dernier quand Emmanuel Macron n'arrivait pas à trancher au risque d'entretenir le flou sur ces intentions vis-à-vis des migrants de l'Aquarius.  Les leçons de cet épisode ont-elles vraiment été tirées ?  Il semble que non, puisque manifestement - deux mois après -, Emmanuel Macron apparaît toujours aussi "coincé" - bloqué - sur le sujet. 

Pourquoi ? Parce que le président essaie de concilier deux positions, qui ne sont tout simplement, pas conciliables. D'un côté, il y a l'ancien candidat (à l'élection présidentielle)  qui avait salué l'hospitalité, la générosité de l'Allemagne d'Angela Merkel.  De l'autre, il y a aujourd'hui un chef de l'Etat qui joue la fermeté  parce que c'est ce que souhaiterait une majorité de Français. C'est cette raison qui explique le refus à l'Aquarius tout accès à un port français en juin dernier avant d'accepter l'accueil d'une partie des réfugiés en France. 

La popularité d'Emmanuel Macron en baisse continue. Moyenne calculée à partir des données de six instituts en juillet.
La popularité d'Emmanuel Macron en baisse continue. Moyenne calculée à partir des données de six instituts en juillet. © Visactu / .
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