[scald=221071:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Des militants anti-nucléaires ont manifesté samedi à Paris pour marquer le deuxième anniversaire de la catastrophe de Fukushima et exiger l'arrêt de l'exploitation de cette énergie en France.

Les organisateurs ont compté plus de 20.000 manifestants, rassemblés près de lieux symboliques comme le ministère de l'Economie ou les sièges d'Areva et d'EDF.

"Nous sommes en ce moment plus de 20.000 à former une chaîne jaune soleil d'un bout à l'autre de Paris, de Bercy à la Défense", a annoncé le Réseau sortir du nucléaire.

"Cette chaîne est un message de solidarité envoyé au peuple japonais" et "un message d'indignation adressé aux décideurs qui nous imposent un système mortifère au nom d'étroits intérêts économiques et nationalistes", poursuit le communiqué.

Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, les Français sont majoritairement pour maintenir à son niveau actuel la part du nucléaire dans la production d'électricité en France (à 54% contre 46% qui disent qu'il faut la réduire).

Quarante-deux pour cent des personnes interrogées se disent par ailleurs inquiètes à l'égard des centrales nucléaires françaises, 58% disant ne pas l'être.

François Hollande souhaite réduire de 75 à 50% d'ici 2025 la part du nucléaire dans la production, en développant les énergies renouvelables et en réduisant la consommation.

Il a annoncé la mise à l'arrêt d'ici 2016 des deux réacteurs de la plus ancienne centrale nucléaire de France, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), en raison notamment de sa situation en zone sismique et inondable.

La France compte 58 réacteurs en activité et neuf prototypes, dits de première génération, sont à l'arrêt. Un 59e réacteur doit être mis en service en 2016 à Flamanville (Manche), où le chantier du premier réacteur français de troisième génération accuse quatre ans de retard et des surcoûts importants.

Jean-Baptiste Vey

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