Il persiste, ne se sent pas désavoué. Et surtout, Arnaud Montebourg ne démissionnera pas. Voici, en résumé, la teneur de l'intervention du ministre du Redressement productif sur le plateau de TF1 hier. "J'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat" a-t-il déclaré, au lendemain de l'annonce, par Jean-Marc Ayrault, d'un accord entre le groupe Mittal et le gouvernement au site du site sidérurgique de Florange, en Moselle.

Arnaud Montebourg

Quant aux salariés de Florange, ils doivent être reçus la semaine prochaine par le Premier ministre, JEan-Marc Ayrault. L'occasion de s'expliquer sur le compromis qui les a pris de court et, pour beaucoup, déçus.

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Ce compromis prévoit le maintien du géant indien de l'acier sur l'ensemble du site mosellan. En contrepartie, celui-ci s'engage à écarter tout plan social - 629 salariés sont concernés - et à investir 180 millions d'euros pour garantir l'avenir de la production. Les deux hauts-founeaux P3 et P6, à l'arrêt depuis plus d'un an, le resteront encore.

Mais selon le ministre du Redressement productif, il ne s'agit aucunement d'un désaveu de son travail. D'ailleurs, selon lui, la piste d'une nationalisation du site de Florange n'est pas totalement écarté.

Ecoutez l'analyse de Nasser Madji de France Inter

Samedi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est d'ailleurs fendu samedi d'un communiqué de réconfort, saluant le travail de son ministre du Redressement productif, dont les coups d'éclat réguliers et la flamboyance médiatique exaspèrent parfois son propre camp.

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