[scald=221119:sdl_editor_representation]par Philip Pullella

CITE DU VATICAN (Reuters) - Dans la magnificence de basiliques baroques ou la simplicité de chapelles romaines, les 115 cardinaux qui choisiront le nouveau pape ont interrompu leurs consultations pour la messe dominicale avant d'entrer mardi en conclave.

Les prélats auront une ultime réunion lundi avant de s'enfermer le lendemain dans la chapelle Sixtine d'où ils ne sortiront qu'en ayant désigné le successeur de Benoît XVI, premier pontife depuis sept siècles à quitter volontairement sa charge, pour raisons de santé.

"Le conclave est tout proche. Prions pour que l'Esprit Saint donne à l'Eglise l'homme qui peut la conduire dans les pas des grands pontifes de ces 150 dernières années", a déclaré le cardinal Angelo Scola dans son homélie.

L'archevêque de Milan est considéré comme l'un des grands favoris pour occuper le siège de Saint-Pierre, même si l'élection s'annonce plus ouverte que jamais.

"Nous devons prendre la bonne décision", a dit de son côté l'archevêque de Sao Paulo, le cardinal brésilien Odilo Pedro Scherer, lui aussi papabile de premier rang, en célébrant l'office dans une petit église envahie par les fidèles et les journalistes.

Le calme régnait sur la place Saint-Pierre où, pour le second dimanche depuis la renonciation de Benoît XVI, il n'y a pas eu d'angélus papal. Les volets des appartements pontificaux donnant sur la place sont restés clos.

Les 115 "princes de l'Eglise" âgés de moins de 80 ans pénètreront mardi après-midi dans la chapelle Sixtine et auront un premier tour de scrutin dans la soirée.

Ils pourront voter jusqu'à quatre fois par jour, jusqu'à ce que l'un d'eux recueille les 77 voix, soit les deux-tiers des suffrages, nécessaires à son élection.

Si la fumée blanche, synonyme d'élection, n'apparait pas sur le toit du Vatican au bout de deux ou trois jours, cela signifiera que les cardinaux sont divisés et qu'ils risquent de se tourner vers un "troisième homme" pour trouver un consensus.

Depuis un siècle, aucun conclave n'a duré plus de cinq jours. Benoît XVI avait élu en 2005 après seulement quatre tours de scrutin.

"Mais Joseph Ratzinger faisait dès le départ figure de favori, comme Paul VI (en 1963) et Pie XII (en 1939)", fait remarquer le père Tom Reese, un historien jésuite fin connaisseur du Vatican.

Avec Tom Heneghan, Anna Valderama, Crispian Balmer, Elly Biles et Naomi O'Leary, Pascal Liétout pour le service français

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