La circulaire Valls a traîné, elle est désormais officielle. Le ministre de l'Intérieur a présenté en Conseil des ministres une nouvelle circulaire destinée, selon ses propre mots, à "clarifier" les critères de régularisation des étrangers en situation irrégulière.

Le nouveau texte assouplit les critères de régularisation pour les familles et pour les célibataires qui peuvent justifier d'un emploi. Le texte est très cadré, Manuel Valls évoque une circulaire "exigeante", tellement exigeante qu'elle ne satisfait pas vraiment le monde associatif et ne devrait pas résoudre les situations des 350 000 à 500 000 personnes qui n'ont pas de titres de séjour.

Les explications de Manuel Valls

Le dispositif décrit par Nourrédine Zidane

Concrétement, Le texte final prévoit de donner un titre de séjour aux parents présents depuis au moins cinq ans en France ayant un enfant scolarisé depuis au moins trois ans.

Pour le directeur général de France Terre d'Asile (FTA), Pierre Henry, les nouveaux critères reviennent à considérablement limiter le champ de la régularisation" et

risquent d'entraîner une critique particulièrement vive, sans nul doute au sein même du Parti socialiste.

En 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur avait été plus loin : il avait ouvert la régularisation aux parents présents depuis deux ans avec un enfant scolarisé avant de revenir en arrière.Il n'avait pu faire face à l'afflux de demande, 33 000 et avait abandonné le dispositif après 7 000 régularisations.

Stéphane Meaugendre est le président du Gisti, le groupe d'information et de soutien des immigrés

Pour lui, cette circulaire ne "règle aucun problème"

et pour les jeunes de 18 ans ?

Depuis plusieurs années, le Réseau Education sans Frontière (RESF) milite pour une régularisation de tous les lycéens sans-papiers. Valls a fermé la porte :ils peuvent prétendre à un titre de séjour s'ils peuvent prouver deux ans de scolarisation "assidue et sérieuse" en France. Dans une première mouture, le texte faisait état d'un critère de trois ans.

Le ministère de l'Intérieur évoque un "détournement" possible du système avec des familles qui enverraient des jeunes dans leur 17e année pour obtenir un statut.

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