l'assemblée entame l'examen du texte sur la refondation de l'école
l'assemblée entame l'examen du texte sur la refondation de l'école © reuters

Les députés français ont engagé lundi l'examen du projet de loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école qui prévoit la création de 60.000 postes d'enseignants pour les cinq ans à venir, engagement de François Hollande pendant sa campagne pour l'élection présidentielle.

Ce projet de loi présenté par Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale, est critiqué par l'opposition qui le considère comme une "loi déclamatoire".

Ecoutez le reportage à l'Assemblée nationale de Célia Quilleret

Vincent Fillon a ainsi déclaré:

Ce projet de loi est de refonder l'école de la République et de refonder aussi la République par l'école. C'est pourquoi notre ambition collective doit être de passer un nouveau contrat entre l'école et la Nation. Nous devons reconstruire et reconstruire avec des bases solides.

Vincent Peillon ne s'est pas privé de dénoncer la politique éducative des précédents gouvernements de droite dont, a-t-il dit, les résultats "sont implacables".

Des réactions mitigées

Le ministre de l'Education est soutenu par la majorité socialiste à l'Assemblée mais les écologistes et les communistes sont plus réservés.

Selon Barbara Pompidi, la co-présidente du groupe écologiste,

Ce texte est un bon début. Heureusement, on reprend les choses en main.

La communiste Marie-George Buffet a estimé:

Vous restez au milieu du gué. Ce texte permet de poser de premières pierres sur le sol mais le chantier est loin d'être terminé.

En revanche, pour l'opposition, le projet est vide. Selon le député UMP Benoist Apparu:

Cette loi ne pose pas de problème car il n'y a rien dedans. La difficulté c'est que quand vous parlez de loi de refondation encore faut-il véritablement toucher les refondations du système scolaire. Or, dans le texte comme dans le rapport, c'est malheureusement le vide sidéral.

L'examen de ce projet de loi par les députés doit se poursuivre toute la semaine, l'Assemblée devant se prononcer par un vote solennel le mardi 19 mars sur l'ensemble du texte que le Sénat examinera à son tour à partir de la mi-avril.

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