Ces nouvelles recherches d'empreintes génétiques portaient sur le noeud des cordelettes qui entravaient le garçon de quatre ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière passant près de son domicile, et sur un cheveu découvert sur son pantalon.

"Il n'a pas été possible d'extraire d'ADN du noeud des cordelettes", a dit à Reuters le procureur général, Jean-Marie Beney.

Le cheveu a, quant à lui, révélé un ADN mitochondrial qui n'a pu être mis en relation avec quiconque.

Ces nouvelles expertises avaient été ordonnées le 20 octobre 2010 par la cour d'appel de Dijon, à la demande des parents de l'enfant.

Leurs avocats ont fait part dans un communiqué de leur "déception" mais également de leur espoir de pouvoir explorer de nouvelles pistes dans l'avenir.

Une tentative d'identification de la voix de la ou des personnes qui ont adressé des messages téléphoniques malveillants à la famille Villemin avant et après le crime est toujours en cours. Ses résultats pourraient être connus au printemps, estime Me Thierry Moser.

"Nous avons encore, en tant que partie civile, des propositions constructives à soumettre à la Chambre de l'Instruction de Dijon", ajoute-t-il en refusant d'en dire plus dans l'immédiat.

Le meurtre du petit Grégory, un enfant de quatre ans, reste l'une des affaires les plus retentissantes et les plus médiatisées des annales judiciaires de ces trente dernières années en France.

Bernard Laroche, un parent, avait été mis en examen pour le meurtre, puis libéré, en raison d'erreurs de procédure notamment.

Il a été abattu par le père de l'enfant avant que la mère, Christine Villemin, soit elle-même poursuivie. La cour d'appel de Dijon l'a ensuite innocentée en 1993 et a reconnu qu'il s'agissait d'une fausse piste.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

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