La droite n'est pas favorite des élections législatives. Perdante lors de la présidentielle, l'UMP et le Nouveau Centre doivent limiter la casse pour peser au maximum dans la prochaine Assemblée. Pour plusieurs ténors de l'ancienne majorité, le risque de défaite est important, d'autant plus que la guerre des chefs a commencé à l'UMP. François Fillon et Jean-François Copé s'affrontent à demi-mot.

Les candidats menacés

nathalie kosciusko-morizet démissionnera jeudi
nathalie kosciusko-morizet démissionnera jeudi © reuters

Pour Marie-Luce Penchard, l'ancienne secrétaire d'Etat à l'Outre-mer (Guadeloupe) et Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), la défaite est presque certaine. Très bien réélu maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde ne perd pourtant pas espoir malgré le très bon résultat de François Hollande à la présidentielle dans sa circonscription.

Dans les circonsciptions de Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne), Georges Tron (Essonne), Michèle Alliot-Marie, (Pyrénées-Atlantiques), Valérie Rosso-Debord (Meurte-et-Moselle), André Santini (Hauts-de-Seine), Renaud Muselier (Bouches-du-Rhône) et d'Hervé Novelli (Indre-et-Loire), la gauche a devancé la droite le 6 mai. Si les forces en présence restent stables, ces candidats pourraient perdre leur siège de député ou ne pas être investis.

Trois anciens membre du gouvernement, Rama Yade, (Hauts-de-Seine), Claude Guéant (parachuté dans les Hauts-de-Seine) et Henri Guaino (parachuté dans les Yvelines) subissent la concurrence d'une candidature dissidente à droite.

Les candidats cernés par le Front national

Si on calque les résultats de la présidentielle à la carte électorale prévisionnelle des législatives, le FN pourrait maintenir ses candidats dans près de 200 circonscriptions. La présence de candidats FN au second tour des législatives nuit traditionnellement à la droite qui perd une réserve de voix importante.

Les candidats qui pourraient être mis en ballotage sont le patron de l'UMP Jean-François Copé (Seine-et-Marne), Christian Jacob (Seine-et-Marne), Eric Ciotti (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Dominique Bussereau (Charente-Maritime), Bruno Le Maire (Eure), Benoist Apparu (Marne), François Baroin (Aube), Luc Chatel (Haute-Marne), Nadine Morano (Meurte-et-Moselle) et Eric Woerth (Oise).

Si l'extrême-droite menace ces candidats, d'autres sont cernés sur leur droite mais aussi sur leur gauche. C'est le cas de Jean-Louis Borloo (Nord), Yves Jégo (Seine-et-Marne), Eric Raoult (Seine-Saint-Denis), Hervé Mariton (Drôme), Xavier Bertrand (Aisne) et Laurent Wauqiez (Puy-de-Dôme).

Les protégés

L'enjeu des investitures dans un parti de gouvernement comme l'UMP consiste à déterminer quels candidats envoyés au casse-pipe et quels candidats protéger. Parmi les "heureux (futurs?) élus", l'ancien Premier ministre François Fillon qui bénéficie du désistement de Rachida Dati (Paris), Bernard Accoyer (Haute-Savoie), Patrick Ollier (Hauts-de-Seine), Valérie Pécresse (Yvelines) ou encore Thierry Mariani (Français de l'étranger). Marc-Philippe Daubresse (Nord), Frederic Lefebvre (Français de l'étranger) et Hervé Morin se présentent aussi dans des territoires acquis à la droite.

Michèle Tabarot et Lionnel Lucas sont aussi certains de remporter leur siège à l'Assemblée dans les Alpes-Maritimes. Déjà très à droite de la droite, ces deux candidats seront certainemùent opposés à des candidats du FN au second tour. Au premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy (37,19%) devançait Marine Le Pen (23,50%) dans le département.

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