Une vague rose va-t-elle déferler sur la France pour ces législatives ? La mise en place du quinquennat par Jacques Chirac avait pour but d'aligner les éléctions législatives sur la présidentielle pour éviter la cohabitation. Si la logique du vote des 21 avril et 6 mai est respectée, la gauche devrait obtenir la majorité à l'Assemblée qui lui donnerait les mains libres pour gouverner. Depuis 2002, le président élu a toujours obtenu la majorité à l'Assemblée. La gauche se présente avec des accords électoraux avec Europe-Ecologie-Les-Verts de Cécile Duflot et le Parti radical de gauche de Jean-Michel Baylet. En revanche, la multiplication des candidature du Front de Gauche pourrait rendre l'obtention de certaines circonscriptions plus difficile.

L'Union fait la force

La Secrétaire national du PS, Martine Aubry n'appartient pas au premier gouvernement Ayrault. Pourtant, elle affiche clairement sa solidarité avec le gouvernement entrant pour permettre à la gauche de dégager une majorité à l'Assemblée. Elle a d'ores et déjà prévu d'accompagner le Premier ministre lors des meetings de campagne à Lille, à Nantes puis à Paris.

Après l'union dans le parti, il s'agit pour le PS de rassembler les forces de la gauche. Le Front de Gauche, le NPA, la LCR et LO ont décidé de faire cavalier seul. Jean-Luc Mélenchon regrette cette situation et estime "irresponsable" l'attitude des dirigeants de PS qui préfèrent à ses yeux conserver leur ligne plutôt que s'associer pour faire barrage au FN, un jugement partagé par Jean-Michel Baylet. Pourtant, son parti et Europe-Ecologie-Les-Verts se sont associés au PS et pourraient bénéficier de cette alliance pour créer des groupes à l'Assemblée. Les Verts visent une trentaine de députés, les Radicaux une vingtaine.

Des ministres en sursis ?

Le premier ministre a annoncé la couleur : aucun ministre candidat qui perderait dans sa circonscription ne pourra être maintenu dans son poste. Autant dire que les 24 membres du gouvernement candidats prennent un risque, un risque que la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem (Lyon) et la ministre de la Justice Christiane Taubira (Guyane) ont décidé de ne pas prendre en se retirant. Ils sont donc neuf à ne pas être candidat : Vincent Peillon, Pascal Canfin, Nicole Bricq, Arnaud Montebourg, Jean-Yves Le Drian, Dominique Bertinotti, Yamina Benguigui, Fleur Pellerin et bien entendu Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem.

Les 24 ministres-candidats se présentent tous dans des circonscriptions où François Hollande est arrivé en tête même très légérement au premier tour de la présidentielle. Parmi les combats les plus difficiles, celui de Marie-Arlette Carlotti qui affronte l'UMP Renaud Muselier à Marseille, Sylvia Pinel aura fort à faire dans le Tarn-et-Garonne tout comme Pierre Moscovici dans le Doubs, Marisol Touraine en Indre-et-Loire, Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne, Aurélie Filippetti en Moselle et Stéphane Le Foll dans la Sarthe.

En revanche, Cécile Duflot devrait largement l'emporter dans le VIème arrondissement de Paris comme George Pau-Langevin dans le XVème, Victorin Lurel en Guadeloupe, Jean-Marc Ayrault en Loire-Atlantique et Laurent Fabius en Seine-Maritime.

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