Le 19 janvier dernier, le fondateur du site de téléchargement Megaupload Kim Schmitz alias Kim Dotcom, est arrêté en Nouvelle-Zélande. Cet Allemand de 37 ans est accusé de piratage massif et de blanchiment d'argent par le biais de sa plateforme de téléchargement. Hier, la chaîne néo-zélandaise "3 News" a dévoilé les images de son arrestation. Cette vidéo renforce la défense de Kim Dotcom.

En juin dernier, la justice néo-zélandaise a apporté la preuve que les forces de l'ordre ont utilisé un faux mandat d'arrêt pour procéder à l'arrestation de Kim Dotcom. Elles ont ensuite tenté de le remplacer par un autre document rédigé après l'intervention. La diffusion des images de l'intervention musclée des forces de l'ordre renforce encore un peu la défense de Kim Dotcom qui pourrait éviter l'extradition demandée par les États-Unis.

Selon les responsables de la sécurité privée du fondateur de Megaupload, la police ne se serait pas présentée en tant que telle ce qui aurait incité Kim Dotcom à se réfugier dans un abri sécurisé. Le reportage de "3 news" montre l'intervention d'une unité antiterroriste armée jusqu'aux dents accompagnée de chiens. Des hélicoptères ont soutenu une opération qui semble disproportionnée par rapport à la capacité de nuisance de Kim Dotcom.

Kim Dotcom et trois de ses collaborateurs sont accusés d'avoir provoqué la perte de 500 millions de dollars de perte pour les producteurs piratés et d'avoir encaissé 175 millions de dollars de profits grâce aux abonnements premium et à la publicité. Des chiffres faramineux, une intervention de police digne de la guerre contre le terrorisme, l'enquête a été en toute logique nommée "Mega Conspiracy".

Engluée dans un imbroglio juridique international, l'affaire "Megaupload" n'aboutira pas avant mars 2013, la date prévue pour la comparution de Kim Dotcom devant la justice néo-zélandaise. En attendant, l'offensive juridique contre le fondateur de Megaupload prend du plomb dans l'aile.

La première interview de Kim Dotcom après l'intervention sur "3 News". Il revient sur une arrestation qu'il estime complétement "inattendue" et confirme que son site "était protégé par la loi"

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