Comment ne pas transformer une très belle histoire en accident industriel ?

Officiellement la crainte est en fait infondée.

Les communiquants des Infidèles l'assurent : le film "Les Infidèles" ne porte aucune ombre sur le très beau tableau de chasse de "The Artist".

Pourtant à la vue du film, loin d'être indigne au demeurant, on s'interroge.

D'un côté, le noir et blanc soyeux de "The Artist", l'expérimentation osée du film muet, l'image du french lover élégant; de l'autre "Les Infidèles", la veulerie franchouillarde et potache assumée. Des hommes qui trompent leur femme, que l'on retrouvent encastrés dans d'autres. Les bonnes blagues machistes épaisses et revendiquées comme telles.

Affiche les infidèles
Affiche les infidèles © DR Mars Distribution

Là, foin du soyeux et l'élégant. On est dans le gras, le nu, le charnu voire couillu.

A tel point que la campagne d'affichage originale a été sacrifiée sur l'autel des bonnes mœurs.

Alors là, forcément, on s'est interrogé. Ces affiches n'étaient pas plus scandaleuses que celles qui proposent de très jeunes filles dans des positions lascives pour vendre des glaces à l'eau ou des matelas à bons ressorts.

On est dans la dernière ligne pour la compétition des Oscars, n'est-ce pas plutôt le regard prude des influents et très chenus réalisateurs des guildes que l'on a voulu protéger ?

A quelques jours de la consécration annoncée, il aurait été dommage de risquer d'encrasser la belle machine à gagner pensée par d'Harvey Weinstein.

Gilles Lellouche et Jean Dujardin revendiquent le côté gras et potache des Infidèles au micro de Laurence Peuron.

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