Rome ? Hésitante. Budapest ? Inexpérimentée. Les pronostics favorisent Paris et Los Angeles pour accueillir les JO de 2024. Les membres du CIO se réunissent à Lima pour décider.

Paris contre Los Angeles : des arguments de "vente" en images sur les comptes de candidature Instagram des deux villes.
Paris contre Los Angeles : des arguments de "vente" en images sur les comptes de candidature Instagram des deux villes. © Captures d'écran

Les membres du CIO se réunissent à Lima au Pérou pour départager Paris, Los Angeles, Budapest et Rome le 13 septembre 2017. Les porteurs de la candidature parisienne, qui ont multiplié les contacts pendant les JO de Rio et pendant les jeux paralympiques, pensent disposer de bons atouts pour éviter la défaite comme en 2005 face à Londres. Mais la bataille est loin d'être gagnée. La commission d'évaluation est attendue à Paris fin mai après le second tour de l'élection présidentielle. Un intense travail de lobbying doit maintenant être effectué dans cette dernière année.

Confession en coulisse pour transformer les a priori que l'on pense positifs en vote ferme dans un an à Lima :

Le sentiment est que la victoire est possible mais il faudra être très fort.

Les hésitations des Italiens sur le maintien de la candidature de Rome et l'inexpérience de Budapest favorisent sans aucun doute Paris et Los Angeles, et l'on ne peut se bercer d'illusion et dire que Paris a la faveur des pronostics favorite face à la ville hôte des jeux de 1984.

Certes le mouvement sportif a bel et bien pris l'ascendant sur les politiques après l'échec de 2005 face à Londres, et le projet économe répond bien au CIO, sur la limitation de l'envolée des coûts. Mais Saint-Denis et les attraits touristiques de Paris peuvent-ils vraiment lutter avec la simple idée, pour les membres du comité olympique, de passer trois semaines sur la côte ouest des États-Unis à proximité des plages de Santa Monica et des studios d'Hollywood.

Le poids des sponsors

À cela s'ajoute le poids des riches sponsors américains du CIO, Coca Cola, McDonalds ou encore Visa, sans oublier la chaîne de télévision NBC, qui s'est adjugé les droits de retransmission sur tous les supports jusqu'en 2032 pour un peu plus de 7,5 milliards de dollars.

Les membres du CIO se rappelleront aussi peut-être de la réticence des élus français à accorder l'éxonération fiscale aux grandes compétitions internationales.

De quoi rendre compliquée la tâche des porteurs de la candidature parisienne. Paris sera la dernière ville évaluée par la commission du CIO en mai prochain, après le deuxième tour de l'élection présidentielle. La Marocaine Nawal El Moutawakel, patronne de la commission d'évaluation en 2005, sera présente.

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