PARIS (Reuters) - Des salariés de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), mobilisés pour obtenir un redémarrage de leurs hauts-fourneaux, sont arrivés à Paris vendredi après huit jours de marche pour réclamer l'appui des candidats à la présidentielle.

Une vingtaine de militants de la CFDT, de la CGT et de FO se sont relayés tout au long du parcours de 350 kilomètres passant par Verdun, Châlons-en-Champagne, Epernay, Meaux et Bobigny.

Ils devaient se retrouver dans la soirée sous la Tour Eiffel, forgée avec de l'acier lorrain.

Le délégué CFDT Edouard Martin a estimé devant les journalistes avoir démontré la détermination des travailleurs.

"Nous on est venus à Paris à pied, 350 km, on est tous esquintés physiquement, on a des ampoules, on a mal partout", a-t-il dit. "Le message qu'on a envie de faire passer, c'est que lorsqu'on veut, on peut, Mittal, il faut qu'il plie, les élus sont là pour ça, il faut sauver l'acier lorrain", a-t-il ajouté.

Le 15 mars dernier, les sidérurgistes venus en autocar manifester dans la capitale, devant le siège de campagne de Nicolas Sarkozy, en avaient été chassés par les forces de l'ordre faisant usage de gaz lacrymogènes.

Les deux hauts-fourneaux de Florange, qui conditionnent l'emploi de 550 des 2.750 salariés du site, sont éteints depuis juillet 2011 pour l'un, octobre de la même année pour le second.

Alors que la direction d'ArcelorMittal assure qu'ils redémarreront dès que la conjoncture économique le permettra, les syndicats craignent un arrêt définitif qui compromettrait à leurs yeux le maintien de toute production d'acier en Lorraine.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

Reportage au pied de la tour Eiffel de Marion L'Hour

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