A

Ane et éléphant : Les symboles des deux principaux partis politiques américains sont des animaux : l’éléphant, vieux et robuste, symbolisant le parti républicain et l’âne, le parti démocrate (la tradition remonterait à 1828 et à la campagne d’Andrew Jackson, candidat réputé pour son obstination).

B

"Big Government" : L'Etat providence, le gouvernement fort... Le sujet est au centre de la campagne électorale. Et jamais la perception du gouvernement n’a été aussi mauvaise chez les Américains. Pour eux, davantage de gouvernement signifie avant tout une augmentation des impôts. Et les impôts, c'est l'épouvantail agité par les plus conservateurs des républicains, adeptes de la régulation par le marché, qui n'apprécient pas que Washington décide des secteurs où il faut investir et empiète sur les libertés des citoyens.

C

Congrès : Le parlement américain, organe du pouvoir législatif, est composé des deux chambres basse et haute, la Chambre des représentants et le Sénat. C’est la seule instance qui a le pouvoir de déterminer les lois fédérales, les taxes fédérales, les déclarations de guerre et la mise en application des traités.

D

"Dems" : Le surnom du parti démocrate, fondé en 1824. Il conçoit la société comme une union des communautés de citoyens et cherche à assurer la protection égale de leurs droits particuliers, notamment pour les moins puissants et les minorités ethniques, religieuses ou sociologiques. Son symbole non-officiel est l'âne, sa couleur le bleu.

E

Etats : Les 50 Etats de l’Union sont l'Alabama, l'Alaska, l'Arizona, l'Arkansas, la Californie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, le Colorado, le Connecticut, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Delaware, la Floride, la Georgie, Hawaï, l'Idaho, l'Illinois, l'Indiana, l'Iowa, le Kansas, le Kentucky, la Louisiane, le Maine, le Maryland, le Massachusetts, le Michigan, le Minnesota, le Mississippi, le Missouri, le Montana, le Nebraska, le Nevada, le New Hampshire, le New Jersey, le Nouveau Mexique, New York, l'Ohio, l'Oklahoma, l'Oregon, la Pennsylvanie, le Rhode Island, le Tennessee, le Texas, l'Utah, le Vermont, la Virginie, la Virginie Occidentale, Washington, le Wisconsin et le Wyoming, auxquels il convient d'ajouter le territoire de la capitale fédérale des Etats-Unis, Washington DC (Dictrict of Columbia).

F

"Filibuster" : Manœuvre d’obstruction de la part de l’opposition au Sénat. C'est une motion de censure que la majorité ne peut briser qu’avec 60 voix. Mais la grande particularité américaine c'est que l’ensemble des élus d’un même parti ne vote pas toujours à l’unisson. Il y est par exemple courant de voir plusieurs sénateurs déserter leur camp et voter avec celui d’en face, ou s’abstenir. Le seuil de 60 sénateurs pour un même camp n'est donc pas sacro-saint.Financement des campagnes : En début d’année, la Cour suprême a autorisé les groupes d’intérets privés à injecter autant d’argent qu’ils le souhaitent pour le candidat de leur choix, au nom de la liberté d’expression. Si le financement des campagnes reste réglementé et soumis à un plafond pour les individus comme les entreprises, ces derniers peuvent désormais faire de la publicité en leur nom propre, sans aucune transparence et sans limite. C’est ainsi que l’on a vu fleurir des groupes parfois peu identifiables (comme ”Working America” ou “Americans for job security”) signant des publicités négatives sur certains candidats.

G

GOP : Le "Grand Old Party", autre nom du parti républicain, a été créé au début des années 1850 par des activistes abolitionnistes. Le GOP incarne généralement des tendances de droite et de centre-droite, plutôt conservatrices, bien qu'il existe plusieurs courants. Son symbole officiel est l'éléphant, sa couleur le rouge.

H

"House of Representatives" : Les 435 membres de la Chambre des réprésentants sont élus pour un mandat de deux ans. Le nombre de représentants par Etat dépend de sa population. La Chambre basse du Congrès siège dans l'aile Sud du Capitole, situé à Washington DC, la capitale fédérale.

I

Indécis : Les Etats indécis, courtisés par chaque parti sont appelés des "swing states", de "swing", balancer.Indépendants : Ils avaient massivement voté pour Obama en 2008 et lui tournent désormais le dos. Le vote des Indépendants est une inconnue majeure du scrutin de 2012.

J

"Jobs" : Chute de l'emploi dans le secteur public, ralentissement des embauches dans le privé et maintien d'un chômage très élevé: le rapport officiel sur l'emploi publié fin septembre pouvait difficilement être plus mauvais, à moins d'un mois des midterms. Selon ce rapport, le taux de chômage américain était officiellement de 9,6%, proche de son plus haut niveau en une génération.

K

....

L

"Liberal" : Le sens américain du mot signifie "progressiste". Les "Liberals" se situent à gauche de l’échiquier politique et préconisent un élargissement du pouvoir fédéral pour remédier aux inégalités sociales.

M

Majorité simple : C'est l'un des piliers de la démocratie américaine, une sorte de cohabitation parlementaire, où l'opposition ne peut être ignorée. Et le but recherché de chacun des deux grands partis américains au Congrès: détenir la majorité dans l'une des deux chambres.

N

"NObama" : "Non à Obama". Le slogan est très à la mode chez les républicains et le mouvement Tea Party. Fin de la lune de miel entre Obama et les Américains? La cote de popularité du président a chuté à 45% le mois dernier contre 62% à sa prise de pouvoir. C'est le pire résultat depuis son investiture, en janvier 2009.

O

P

Q

R

S

Sénat : Chambre haute du Congrès, composée de 100 membres. Chaque État y dispose d'un poids égal: deux sénateurs sont élus dans chaque État, pour un mandat de six ans. Tous les deux ans, les mandats d'un tiers des sénateurs sont renouvelés. Le Sénat siège dans l'aile Nord du Capitole, situé à Washington DC, la capitale fédérale.Super majorité : Une majorité confortable à la Chambre des Représentants et 60% des sièges au Sénat permettent au président de contrôler largement le Congrès et d'y faire passer toutes les lois qu'il souhaite. C'est le scénario idéal dont jouit depuis deux ans l'administration Obama (avec 59% des Représentants et 59 sièges au Sénat pour les démocrates).

T

"Tea Party" : Mouvement conservateur et populiste, partisan du moindre État, apparu au début de la présidence Obama. Son nom fait référence à la Tea Party de Boston, une manifestation organisée en 1773 lors de laquelle des caisses de thé avaient été jetées dans le port, afin de dénoncer les taxes imposées par les Britanniques sur cette denrée. Les partisans du Tea Party se prononcent pour une baisse des dépenses publiques, des impôts et un rôle limité de l'Etat. Leurs idées rejoignent souvent celles de la droite chrétienne sur des questions comme l'avortement et le rôle de la religion dans la vie publique. Le mouvement n'est pas fédéré en véritable parti officiel, mais les candidats sont nombreux, sous l'étiquette indépendante ou républicaine. La plupart ont été adoubés par l'ancienne candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin.

U

"Uncle Sam" : Les origines de ce symbole national remontent au début du XIXe siècle. L’Oncle Sam est représenté par un personnage de grande taille avec des favoris et des cheveux blancs, portant une redingote étoilée, un pantalon à rayures et un chapeau haut de forme décoré d’étoiles et de rayures rappelant le drapeau américain. Il a eu plusieurs visages, mais on retiendra surtout le fameux portrait intitulé "We want you" (littéralement "Nous vous voulons") diffusé pendant la première et la seconde guerre mondiale pour recruter les soldats américains.

V

"Vote" : Le slogan de tous les meetings d'Obama. Car l'une des nombreuses inconnues du scrutin du 2 novembre, c'est la participation. Et surtout celle des jeunes et des noirs, qui avaient fait l'election de 2008.

W

"War" : La guerre est la grande absente du débat électoral des midterms 2010. Pourtant, lors des dernières élections de mi-mandat de l'ère Bush, en 2006, la question de la guerre avait été au centre des préoccupations. Le bourbier irakien avait même été la raison principale de la débâcle républicaine. Cette année, le sujet est un piège pour les deux camps. Dans le camp d'Obama, la guerre inquiète et seuls les ultra-libéraux mettent le sujet sur la table sous l'angle de son financement. Chez les républicains, on a applaudi l’envoi de troupes supplémentaires et ainsi donné raison au locataire de la Maison blanche.

X

Monsieur ou Madame X : qui sera le challenger d'Obama en 2012 ? Les favoris des conservateurs sont Mitch Daniels, gouverneur de l'Indiana, Haley Barbour, gouverneur du Mississippi, Mike Huckabee et Mitt Romney, anciens candidats aux primaires républicaines qui repointent le bout de leur nez, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich... et bien sûr la star du mouvement Tea Party Sarah Palin.

Y

YouTube : Depuis que le président Barack Obama a ouvert il y a deux ans la Maison Blanche aux nouvelles technologies, l'Internet et les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou YouTube sont devenus autant d'outils incontournables pour tout homme ou femme politique cherchant à se faire élire. A l'approche du jour J, le 2 novembre, les écuries de campagne rivalisent de clips sur YouTube. Le site Politico propose d'ailleurs un florilège des vidéos les plus trash de la campagne.

Z

Zapping : A la télévision américaine, les animateurs vedettes font souvent l'opinion, comme le montre une récente étude. Pour les midterms, deux hommes de télé, deux stars, s'invitent dans le débat et s'affrontent par émissions interposées. A gauche, Jon Stewart, présentateur "libéral" du Daily Show sur Comedy Central, filiale de CNN. A droite, Glenn Beck, animateur de son propre talk show sur la très conservatrice Fox News. Tous deux s'engagent. Beck apporte ouvertement son soutien au mouvement Tea Party et a rassemblé plus de 87.000 personnes en août dernier dans la capitale sous une bannière appellant à restaurer l'honneur, "Restoring Honor". De son côté, Stewart a contre-attaqué au même endroit le week-end du 30 octobre avec le "Rally to restore sanity", rassemblement pour rétablir la santé mentale, qui a réuni près de 200.000 personnes.

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