A l’occasion du centenaire du naufrage du Titanic, plusieurs livres sortent cette semaine. « Titanic, des vies dorées » (Jean-Claude Gawsewitch Editeur) de Hugh Brewster, retrace la vie des passagers les plus riches de première classe. Et dans « Les enfants du Titanic » (Hachette), Elisabeth Navratil raconte l’histoire de son père rescapé à l’âge de quatre ans.

Elisabeth Navratil
Elisabeth Navratil © Elisabeth Navratil

"Les enfants du Titanic", d’Elisabeth Navratil

par Christophe Payet

La panique s’empare des passagers. Un homme arrive in extremis à mettre ses deux fils dans le dernier canot de sauvetage. Edmond a deux ans. Michel, quatre.

Nous sommes le 15 avril 1912. Il est 2h10 du matin. L’insubmersible sombre. Le jeune père avec. Pour les médias américains, Edmond et Michel deviennent très vite les "orphelins du Titanic".

Mais un jour, leur mère les reconnait dans un journal. Ils avaient été enlevés par leur père qui voulait refaire sa vie aux Etats-Unis.

Photographie extraite du livre "Les enfants du Titanic" d'Elisabeth Navratil
Photographie extraite du livre "Les enfants du Titanic" d'Elisabeth Navratil © Élisabeth Navratil

C’est cette histoire que raconte Elisabeth Navratil, la fille ainée de Michel, dans "Les enfants du Titanic ».

Bien sûr, elle ne l’a pas vécue. Ou seulement à travers le récit de son père. Mais depuis des années, elle a entreprit d’importantes recherches documentaires afin de coller au plus près de la vérité. De comprendre le plus exactement possible ce qu’il s’est passé cette nuit là. C'est la troisième version du roman, la plus documentée.

Nous avons rencontré l'auteur, Elisabeth Navratil. Elle nous raconte comment son père aura été marqué à vie par le naufrage. Dernier homme rescapé du Titanic, il est mort en 2001 à l'âge 93 ans.

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Elisabeth Navratil au micro de Christophe Payet

Les enfants du Titanic, Elisabeth Navratil
Les enfants du Titanic, Elisabeth Navratil © Radio France

Les témoignages de cette nuit là sont forcément incomplets. Alors pour le reste, Elisabeth Navratil a fait confiance à son imagination.

La fiction a une grande place dans son oeuvre. Metteur en scène, elle a d'ailleurs écrit un spectacle lyrique "Mozart Titanic".

Elle a donc construit son roman comme un scénario d'opéra ou de film. Et cela lui permet de compléter librement l’histoire qui a longtemps pesé sur sa famille.

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Elisabeth Navratil au micro de Christophe Payet

Le naufrage du Titanic a durablement marqué les esprits. Et pas seulement dans les familles de rescapés. Il existe aujourd’hui des passionnés. Daniel Dupond, de l’association française du Titanic, cherche à rentrer dans l'intimité des passagers du paquebot :

Daniel Dupont au micro de Christophe Payet

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