Manifestation contre le "Mariage pour tous" au Mans
Manifestation contre le "Mariage pour tous" au Mans © MaxPPP / Denis Lambert

A un mois de la grande manifestation prévue le 13 janvier à Paris, les opposants à l’ouverture du mariage aux homosexuels et au droit à l'adoption par les couples de même sexe effectuent un tour de chauffe avec des défilés dans cinq villes de France.

Les explications de Laëtitia Saavedra

A Bordeaux, c'étaient à la fois le pro et les antis mariage pour tous qui manifestaient aujourd’hui.

Entre 7.000 (selon la Préfecture) et 20.000 (selon les organisateurs), opposées au mariage gay, et entre 2.500 et 3.000 favorables ont défilé dans le calme, les deux cortèges étaient sous une forte surveillance de gendarmes mobiles et CRS.

A Reims, ils étaient entre 250 et 500 personnes réunies devant l'hôtel de ville où se déroulaient deux mariages, les manifestants ont brandi des pancartes proclamant : "papa + maman, y'a pas mieux pour un enfant".

A Lille, 3.500 à 8.000 personnes, selon la police et les organisateurs a défilé dans le centre de Lille, en présence de responsables locaux de l'UMP dont le député et ancien ministre Marc-Philippe Daubresse.

Parmi mes manifestants on notait l'humoriste catholique Frigide Barjot, l'une des initiatrices du collectif, qui se veut apolitique et non confessionnel. "On veut ouvrir le débat avant de voter cette loi", a-t-elle ajouté, se défendant d'être "extrémiste".

Quelques dizaines de militants gays leur ont fait face au départ de la manifestation en scandant "on veut des droits, pas ton avis". "Je veux avoir le même droit que les autres, c'est tout !", a déclaré Jocelyne, 23 ans. "En quoi mon orientation sexuelle doit me condamner à être inférieure aux autres ? Je ne veux pas adopter, je veux le même droit que les autres, rien de plus!".

Deux autres "manifs pour tous" sont prévues aujourd'hui à Nancy, et au Mans, et demain imanche à Saint-Denis de la Réunion.

Le collectif organisateur des "manifs pour tous" a adressé à ses militants des consignes où il est demandé aux participants de bannir toute banderole ou pancarte autre que celles autorisées. Le document insiste sur la nécessite de "ne répondre ni aux provocations, ni aux journalistes, sauf par de grands sourires". "Le fait de manifester contre le projet de loi Taubira est soumis à une telle présomption d’homophobie qu’il est préférable de laisser des porte-parole formés et entraînés répondre aux médias", écrit le texte. Les manifestants sont invités à s’habiller " décontracté, bleu-blanc-rose", "code civil en mains".

Les opposants au mariage pour tous ont en vue la grande marche prévue le 13 janvier à Paris, avec l'espoir de réunir la plus grande manifestation du genre depuis celle organisée en 1984 pour la défense de l'école privée.

Les partisans du projet de loi du gouvernement se compteront pour leur part dimanche 16 décembre dans la capitale pour une manifestation qui a reçu le soutien du Parti socialiste.

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