Le chat
Le chat © Radio France
### Les personnages _par Joann Sfar_ ### Le chat Il n’aspire qu’à une chose : dire son amour à sa maîtresse. Mais tout le monde ne lui parle que d’amour de Dieu. A la seconde où il "trouve" la parole, sa vie devient un enfer : on exige de lui la vérité et on veut lui apprendre des choses qui ne l’intéressent pas. Ses réfutations sont les mêmes que celles d’un enfant face à un texte religieux, et il a souvent raison ! Il s’imagine être l’élève des personnages qu’il croise mais ce sont eux qui apprennent à son contact. Il y a un peu de Voltaire en lui, et beaucoup de mes propres chats.
Vastenov
Vastenov © Radio France
### Vastenov Un Russe blanc, sanguinaire et nostalgique. C’est un vrai personnage de roman, très amusant à dessiner. Il est né de ma fascination pour la sauvagerie des Russes. Il est prêt à passer beaucoup de temps avec ces Juifs dans le seul but de trouver une nouvelle occasion de tuer !
Le cheik Sfar
Le cheik Sfar © Radio France
### Le cheik Sfar Je crois avoir créé le personnage dans la BD après avoir rencontré Fellag et vu ses premiers spectacles. C’est l’incarnation d’un Islam éclairé. J’aimais beaucoup l’idée que mon nom soit à la fois un nom arabe et un nom juif – une réalité. Je suis très séduit par l’idée que l’on puisse perdre ses racines quand on remonte le fil des générations. Je suis aussi très heureux que les deux personnages les plus positifs de cette histoire soient des vieux !
Le rabbin du rabbin
Le rabbin du rabbin © Radio France
Le rabbin du rabbin =================== Il représente ce qu’il y a de plus bête chez mes coreligionnaires. Mais plus qu’une caricature de rabbin juif, ce personnage incarne le religieux hystérique. Des comme lui, on en trouve dans toutes les religions !
Le peintre russe
Le peintre russe © Radio France
### Le peintre russe C’est le deuxième maître que se trouve le Chat, et peut-être l’humain avec lequel il se sent le mieux. Un jeune homme amoureux et doté d’un idéal : trouver une ville où tout le monde pourrait vivre heureux. C’est surtout le seul qui écoute le Chat quand tous les autres croient qu’il a perdu la parole. Il tient à la fois de Marc Chagall et du Petit Prince. Il ressemble aussi à mon grand-père maternel : j’ai toujours beaucoup fantasmé sur la partie ashkénaze de ma famille.
Le rabbin Sfar
Le rabbin Sfar © radio-france
### Le rabbin Sfar Je crois hélas qu’il me ressemble beaucoup, dans la morphologie, la forme des mains et des pieds. Il vient aussi des souvenirs de rabbins que j’ai connus à Nice, et d’une tradition de rabbins du Maghreb : des hommes intelligents et humanistes, qui ne sont pas des intellectuels et qui ont une religion très pragmatique. Ils sont capables de dire "je ne sais pas", ce qui est assez rare chez des prêtres.
Ziabya
Ziabya © radio-france
### Ziabya C’est le fantasme de beaucoup de mes lecteurs ! Il y a en elle un peu de ma grand-mère quand elle était jeune, et beaucoup des cousines avec lesquelles j’ai grandi. Enfant, j’ai eu la chance, comme beaucoup de petits Juifs et de petits Arabes, de partager l’intimité de ces filles. Zlabya est aussi l’image d’une féminité paresseuse : il aurait été trop facile d’en faire une suffragette, une fille moderne et libérée. Ses velléités d’indépendance sont liées à son âge, mais on devine qu’elle va se marier, faire des enfants et regarder le monde à travers sa fenêtre. Son évasion, c’est son chat.
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