[scald=218113:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les plats cuisinés retirés de la vente parce qu'ils contenaient du cheval à la place de boeuf pourront être redistribués aux associations caritatives, a annoncé jeudi le ministre de la Consommation.

Benoît Hamon répondait à la demande de plusieurs associations, pour qui il aurait été regrettable de jeter ces produits, qui ne présentent pas de risque sanitaire.

Il existe "une disposition réglementaire qui prévoit qu'on puisse faire le don de produits qui ont connu un défaut d'étiquetage", a-t-il expliqué sur RMC.

Le ministre a toutefois demandé que les personnes qui bénéficieront de ces plats cuisinés soient "informés de la réalité sur ce qu'ils mangent".

Il a également souligné qu'un tel don pouvait être coûteux pour les associations, notamment dans le cas des produits surgelés qui nécessitent un transport frigorifique. "On peut aussi comprendre que les associations refusent", a-t-il dit.

Concernant l'enquête sur la fraude, dont les ramifications semblent s'étendre de jour en jour en Europe, Benoît Hamon a laissé entendre "qu'il pourrait apparaître qu'il n'y ait pas qu'une seule filière", celle mettant en cause la société française Spanghero, basée dans l'Aude, à Castelnaudary.

D'autres investigations sont menées dans la grande distribution, a-t-il dit, rappelant qu'une enquête était en cours au niveau européen, notamment par le canal d'Europol.

Le circuit utilisé par Spanghero passait par la Roumanie, où la viande était vendue comme du cheval et les Pays-Bas avant d'arriver en France. Benoît Hamon a dit qu'on ne savait pas encore à quel niveau les étiquettes étaient substituées.

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser

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