des milliers de porteuses d'implants pip privées d'indemnisation
des milliers de porteuses d'implants pip privées d'indemnisation © reuters

Elles sont venues de toute la France, parfois même de l’étranger pour raconter aux juges comment les prothèses mammaires frauduleuses ont gâché leur vie.400 plaignantes témoignent depuis lundi à Marseille, où se déroule le procès PIP.

Plus de 5000 femmes l’accusent. Jean-Claude Mas, le patron de la société Poly Implant Prothèse – PIP – est passé à la barre la semaine dernière.

En ce début de semaine, c’était au tour des parties civiles de s’exprimer : plus de 400 femmes porteuses ou ex-porteuses de prothèses mammaires toxiques.

Ecoutez le reportage d'Olivier Martocq :

1 min

E PIP ok

400 plaignantes, 300 avocats

Venues en masse, les parties civiles ont monté plusieurs associations de victimes. Bien décidées à témoigner pour la plupart, elles ont engagé au total plus de 300 avocats. Autant dire qu’il s’agit d’un procès spectaculaire.

Et cela n’est pas terminé : les victimes qui ne se seraient pas manifestées ont encore jusqu’au 14 mai pour se constituer parties civiles.

Ecoutez le témoignage de Céline, partie civile dans le procès PIP, au micro de Valérie Cantie :

39 sec

S1 ZOOM PIP

Alexandra elle aussi est sur le banc des parties civiles cette semaine :

44 sec

S2 ZOOM PIP

Inquiétudes sur les indemnisations

Le procès PIP doit s’achever le 17 mai. Reste à savoir si, à cette date, une solution sera trouvée quant à l’indemnisation des parties civiles – si indemnisation il y a.

De fait, le patron de PIP et ses co-accusés sont insolvables, or l'ensemble des dommages demandés pour préjudices morales par les victimes sont colossaux.

Maître Vanessa Fudali, l’avocate d’une des plaignantes a demandé 10 000 euros pour sa cliente :

Que ma cliente soit reconnue comme victime, c'est une bonnechose, mais cela ne suffit pas ! Il faudra qu'elle soit indemnisée de ses souffrances.

Ecoutez les explications de Valérie Cantie :

1 min

E PIP

Réécoutez aussi l'émission Interception du 14 avril dernier : prothèses PIP, des femmes blessées.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.