Après le temps de l’émotion, celui des questions

Ces attentats vont-ils modifier le visage de la société norvégienne réputée pacifique ? Quelles conséquences également pour la communauté musulmane qui compte près de 150 000 fidèles ? (l’Islam, cible privilégiée d’Anders Behring Breivik, est la deuxième religion du pays). Sur la scène politique, cette tragédie pourrait finalement faire reculer la droite populiste et nationaliste.

Le reportage de Yann Gallic

Partager

L'homme avait fait partie du Parti du Progrès, le FRP, formation populiste anti-immigrées qui a recueilli plus de 20% des voix aux législatives en 2005 et 2009. Il avait quitté le FRP car il le trouvait trop « mou ». Dans un pays où les musulmans ne représentent que 2% de la population, ils sont pourtant le fond de commerce du FRP. L’analyse de Grégory Tervel

Partager

Pour le spécialiste de l'extrême-droite, Jean-Yves Camus, chercheur à l'IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), la montée de l'extrême-droite parlementaire en Europe canalise autant qu'elle favorise ce type de dérive criminelle, car elle contribue à diffuser dans l’opinion publique l’idée selon laquelle il existerait une incompatibilité fondamentale entre l’Islam et la civilisation européenne.

Jean-Yves Camus joint par Benoit Collombat

Partager

La Norvège s’interroge sur la lenteur et le manque de réactivité de la police lors de la fusillade sur l’île d’Utoeya

Attaquée sur son temps de réaction pour arriver sur l'ile d'Utoya, la police norvégienne a reçu le soutien du ministre de la justice déclarant qu'elle avait rempli son contrat et même plus. Knut Storberget, a qualifié de « fantastique » le travail effectué par la police. Le chef de l'équipe d'intervention qui a arrêté Anders Behring Breivik s’est dit, lui, fier du travail de ses hommes, lors de la fusillade sur l’île d’Utoya.

Le Premier ministre Jens Stoltenberg
Le Premier ministre Jens Stoltenberg © Reuters / Scampix Norway

Pourtant, des questions se posent toujours sur les 60 minutes qui lui ont été nécessaires pour entrer en action et arrêter Anders Breivik. « Pourquoi n'êtes-vous pas arrivés plus tôt » ont hurlé des rescapés à l'arrivée des forces spéciales. L'alerte fusillade est donnée à 17h30 alors que la police est focalisée sur la bombe qui a explosé à Oslo deux heures avant. Le premier groupe de l'unité d'intervention Delta ne met le pied sur l'île qu'une heure plus tard, après 45 kilomètres en voiture et en bateau. Ceci alors que la télévision norvégienne a déjà envoyé un hélicoptère sur place. La police explique qu'elle n'avait pas pu envoyer un hélicoptère parce que tous les pilotes étaient en vacances.

Mais le manque d’hélicoptère n’a pas été le seul problème. Le bateau qui devait transporter les policiers a eu une panne de moteur alors qu’une autre embarcation, surchargée, prenait l'eau. Problème aussi avec la transmission de l’information. Des victimes ont appelé les services d'urgence depuis l'île et ont été priées de ne pas encombrer la ligne en raison de l'attentat d'Oslo. Des témoins racontent que la police avait demandé aux riverains du lac de ne pas approcher de l'île en bateau. Une recommandation qu'ils n'ont heureusement pas suivi et qui a permis de sauver des dizaines de jeunes.

Et les témoignages sur la détresse des jeunes et leur attente de l'intervention des forces de l’ordre ont obligé le Premier ministre Jens Stoltenberg a annoncer que le comportement de la police et les mesures de sécurité feront l'objet d'une évaluation, pour tirer des enneigements de ce qui s’est produit. Mais la « commission du 22 juillet » ne se mettra en place qu'après la période de deuil.

100 postes de policiers supplémentaires ont également été annoncés pour renforcer la police d’Oslo et celle du district d’Utoya

Yann Gallic

Partager

Les services de renseignements norvégiens sont eux-aussi critiqués.

Pour le directeur de l'Institut de recherche pour la paix à Oslo, ils ont sous-estimé la menace liée à l’extrême-droite__

Kristian Berg Harpviken, interrogé par Yann Gallic

Partager###

Les travaillistes « Nous allons relever la tête »

Devant le siège du parti travailliste des mains ont déposé des bouquets de roses et des bougies. Les militants du PRT sont toujours sous le choc. Le mouvement des jeunes travaillistes norvégiens a payé un lourd tribut à l'attaque effroyable d'Anders Breivik. Le reportage de Yann Gallic

Partager

« La Norvège doit préserver la liberté d'opinion même pour des extrémistes »

Quand le premier ministre a dit « je pense que la Norvège va changer. Il y aura un avant et un après », il ne faisait en aucun cas référence à la liberté d’expression, bien précieux au cœur des norvégiens, pour lesquels même les avis et le pensées le plus extrêmes doivent avoir le droit de cité.

Pour Jens Stoltenberg, la Norvège doit préserver la liberté d'opinion même pour des extrémistes comme Anders Behring Breivik. Les opinions extrémistes sont « légales et acceptables », a-t-il expliqué, « Ce qui n'est pas acceptable, c'est d'essayer de mettre en pratique ces vues extrémistes au moyen de la violence. »

Un avis partage par la population.

Reportage de Yann Gallic

Partager

La passion des armes à feu des Norvégiens n’est pas ébranlée par le massacre d’Utoya

C’est la chasse et le tir qui expliquent qu’il y ait en Norvège au moins un million d'armes à feu, dans un pays de 5 millions d'habitants et qu’après la tuerie, il n’y ait eu aucun appel à légiférer pour en restreindre l’achat.

Anders Breivik détenait en toute légalité deux armes.

Grégory Tervel

Partager

__

« La Norvège doit préserver la liberté d'opinion même pour des extrémistes »

Quand le premier ministre a dit « je pense que la Norvège va changer. Il y aura un avant et un après », il ne faisait en aucun cas référence à la liberté d’expression, bien précieux au cœur des norvégiens, pour lesquels même les avis et le pensées le plus extrêmes doivent avoir le droit de cité.

Pour Jens Stoltenbe

« La Norvège doit préserver la liberté d'opinion même pour des extrémistes »

Quand le premier ministre a dit « je pense que la Norvège va changer. Il y aura un avant et un après », il ne faisait en aucun cas référence à la liberté d’expression, bien précieux au cœur des norvégiens, pour lesquels même les avis et le pensées le plus extrêmes doivent avoir le droit de cité.

Pour Jens Stoltenberg, la Norvège doit préserver la liberté d'opinion même pour des extrémistes comme Anders Behring Breivik. Les opinions extrémistes sont « légales et acceptables », a-t-il expliqué, « Ce qui n'est pas acceptable, c'est d'essayer de mettre en pratique ces vues extrémistes au moyen de la violence. »

Un avis partage par la population.

Reportage de Yann Gallic

rg, la Norvège doit préserver la liberté d'opinion même pour des extrémistes comme Anders Behring Breivik. Les opinions extrémistes sont « légales et acceptables », a-t-il expliqué, « Ce qui n'est pas acceptable, c'est d'essayer de mettre en pratique ces vues extrémistes au moyen de la violence. »

Un avis partage par la population.

Reportage de Yann Gallic

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.