Le rapport était destiné à rassurer, après la catastrophe de Fukushima. C'est loin d'être réussi.

Le rapport de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) pointe des insuffisances dans les systèmes de protection et de refroidissement des centrales - précisément ceux qui doivent s'enclencher en cas de catastrophe.

Les faiblesses du parc à la loupe. Nathalie Fontrel.

Dans le dossier de 500 pages remis à l'Autorité de sûreté nucléaire, l'IRSN précise qu'aucune centrale hexagonale ne mérite d'être fermée aujourd'hui. Mais il dresse une liste de travaux susceptibles de réduire les risques d'accident grave.

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nucleaire © Reuters

"Par exemple, il faut que, dans chaque réacteur, il y ait au moins un générateur diesel qui soit en hauteur, indépendant et protégé, y compris son alimentation, et qui tienne même en cas de séisme très violent", préconise Jacques Repussard, le directeur général de l'IRSN.

Parmi les scénarios envisagés, l'effondrement de tous les barrages français ou la destruction de villes comme Nice suite à un séisme. Autant de situations plus catastrophiques que celles envisagées à l'époque de la construction des réacteurs. Ces normes n'intégraient jamais plusieurs catastrophes simultanées, par exemple un séisme et un raz-de-marée, comme ce fut le cas au Japon.

L'institut n'a pas estimé le montant ou le calendrier des travaux qu'EDF pourrait décider d'entreprendre. L'ASN doit s'appuyer sur ce rapport pour formuler des propositions avant la fin de l'année.

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