Lors de ce congrès du parti, les militants de l’UMP vont devoir élire leur président. C’est une première depuis 2004 : le dernier président de l’UMP en date est Nicolas Sarkozy. Après 2007 et son élection à la présidence de la République, le parti n’a plus eu de président mais des secrétaires généraux. Pour désigner le nouveau leader de la droite, le parti organise un congrès. Contrairement aux congrès précédents, qui se sont déroulés au Bourget ou au parc des expositions de la porte de Versailles, par souci d'économie, le congrès de 2012 est décentralisé dans chaque fédération départementale.

La liste des candidats a été arrêtée le 18 septembre : ils ne sont donc que deux, Jean-François Copé et François Fillon, à être en lice dans la course à la présidence de l’UMP. Pourtant, une dizaine de candidats s’étaient manifestés : des anciens ministres (Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand), des personnalités politiques de premier plan (Henri Guaino) mais aussi de “simples” militants.

Pourquoi n’y a-t-il au final que deux candidats ?

Comme lors d’une élection présidentielle, il existe un système de filtrage des candidats. Pour pouvoir être candidat, il fallait récolter, avant le 18 septembre à 20 heures, 7.924 parrainages de militants, répartis sur au moins dix fédérations départementales. Seulement, les candidats n’ont pas eu accès aux listings des militants : il était donc impossible de les démarcher, par téléphone ou par e-mail, par exemple. Les candidats ont donc fait le tour des fédérations pendant plusieurs mois. Autre problème pointé par les candidats malheureux : la complexité de la procédure de parrainage. Pour parrainer le candidat de son choix, un militant UMP devait télécharger un bulletin sur internet, et l’imprimer pour l’envoyer par la Poste, accompagné d’une photocopie de pièce d’identité. Pas de parrainage en ligne simplifié, donc.

Le 4 octobre, la commission d’organisation du scrutin validera définitivement la liste des candidats. La campagne démarre dès le lendemain, et dure jusqu’au 17 novembre. Une campagne qui devrait être marquée par au moins un débat télévisé sur France 2 entre les candidats.

Comment se déroule le vote ?

Le congrès de l’UMP débute le 18 novembre. Mais contrairement aux congrès classiques, il ne se déroule pas en un lieu précis : il sera décentralisé au niveau départemental. Chaque fédération est donc chargée d’organiser un vote, traditionnel, avec des bulletins en papier.

Pour avoir le droit de voter, il faut posséder sa carte du parti et être à jour de sa cotisation. Les militants ne votent pas pour un seul candidat, mais pour un “triumvirat”, une liste composée d’un président, d’un vice-président délégué, et d’un secrétaire général.

La possibilité d’un deuxième tour était prévue le dimanche suivant, le 25 novembre. Mais en présence de seulement deux candidats, celui qui obtiendra le plus de voix devrait forcément être élu président de l’UMP dès le premier tour.

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