Autre nouveau développement, révélé par France Inter, dans l’enquête du juge Trévidic, des notes de la DST adressées au général Rondot récemment déclassifiées indiquent que, selon Alger, les moines de Tibéhirine auraient bien été localisés, le 22 mai 1996 , « au lieu-dit Tala Ser (fontaine secrète) », près de Blida .C’est ce que laissait déjà entendre un précédent document déclassifié du général Rondot .

Information sérieuse ou intoxication du régime algérien ? Un communiqué du GIA, daté du 21 mai (dont l’authenticité est sujette à caution), annoncera l’exécution des otages…

Une autre note déclassifiée, datée du 24 mai 1996, révèle la teneur d’une conversation téléphonique entre Rondot et l’un des chefs du DRS (Département de renseignement et de sécurité) algérien, le général Smaïl Lamari (dit "Smain").

Selon le général Lamari :

Le harcèlement sur le terrain (de l’armée algérienne contre les groupes islamistes serait) la cause principale de l’exécution des moines. (Et d'ajouter que) la gestion au quotidien de sept otages âgés et donc difficile à déplacer était probablement devenue une charge trop lourde pour les maquisards traqués.

Portraits des moines de Tibéhirine au prieuré Notre-Dame de l'Atlas, Midelt (Maroc)
Portraits des moines de Tibéhirine au prieuré Notre-Dame de l'Atlas, Midelt (Maroc) © Paterm
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