vincent peillon propose de raccourcir les vacances scolaires d'été
vincent peillon propose de raccourcir les vacances scolaires d'été © reuters

Les députés votent ce mardi le texte sur la refondation de l'école, un projet phare du quinquennat. Parmi les mesures prévues, le retour à la semaine de quatre jours et demi. Une réforme que toutes les villes n'appliqueront pas en même temps...

La droite a bataillé contre le texte, mais finalement il aura été discuté sans heurts majeurs... à l'Assemblée en tout cas. Aujourd'hui les députés votent le texte sur la refondation de l'école, un projet phare du début du quinquennat, déclinant plusieurs grandes promesses de François Hollande, notamment la création de 60.000 nouveaux postes dans l'éducation.

Mais c'est surtout un autre article de ce projet de loi qui a fait débat. Il crée un fonds d 'aide aux communes pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, et notamment la semaine de quatre jours et demi, décidée par décret en janvier dernier.

Les villes ont jusqu'au 31 mars pour décider d'appliquer ou non cette mesure à la prochaine rentrée.

Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle est accueillie très diversement selon les villes, Sonia Bourhan.

Lille, par exemple, n'adoptera la réforme contestée des rythmes scolaires avant la rentrée 2014, alors que Paris se lancera dès 2013. Le maire socialiste de la capitale, Bertrand Delanoë, a annoncé sa décision d'appliquer le dispositif dès septembre malgré l'opposition des élus de l'UMP, de l'UDI et du Front de Gauche. Il l'annoncera officiellement lors du conseil municipal des 25 et 26 mars.

Bertrand Delanoë, contacté par Jean-François Maison de France Bleu 107.1.

La municipalité souligne notamment les répercussions négatives de la semaine de quatre jours sur la santé et la réussite des enfants. Elle veut proposer "aux enfants un temps périscolaire à la fois ambitieux, reposant et correctement articulé au temps scolaire", souligne la municipalité.

Lille préfère se donner du temps

Son de cloche très différent au Nord de Paris... "Nous demanderons à l'Education nationale que la réforme s'applique à Lille en 2014", a déclaré Martine Aubry en présentant à la presse un "projet éducatif global". L'ancienne ministre socialiste refuse que sa décision soit interprétée comme un désaveu de la politique du ministre de l'Education, Vincent Peillon.

Car cette réforme est très politique... Et aura un rôle à jouer lors des prochaines municipales, Stéphane Leneuf.

"Il fallait redonner une priorité politique et budgétaire pour l'Education, c'est ce qu'a fait Vincent Peillon. Je partage son projet, il a tout mon soutien, je salue sa volonté politique et sa détermination", a-t-elle dit.Pour Martine Aubry, le calendrier n'a que peu d'importance. "Ce n'est pas le sujet, c'est le contenu qui compte, c'est l'organisation, c'est le choix du mercredi ou du samedi, c'est le projet éducatif global de la ville qui importe", a-t-elle poursuivi.

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