Des scandales écologiques. Des journalistes menacés ou assassinés. La cellule investigation de Radio France est partenaire du nouveau projet du collectif Forbidden Stories baptisé Green Blood project.

Green Blood project : huit mois d’enquête, 40 journalistes, 15 médias dans 10 pays différents.
Green Blood project : huit mois d’enquête, 40 journalistes, 15 médias dans 10 pays différents. © Forbidden Stories

Le "projet sang vert" (Green Blood project). C’est le nom de la nouvelle enquête collaborative internationale lancée par le collectif Forbidden Stories qui poursuit les enquêtes de journalistes menacés ou assassinés. 

Après l’assassinat de la journaliste maltaise, Daphne Caruana Galizia, qui dénonçait la corruption dans cet archipel de l’Union européenne ce sont les crimes environnementaux de l’industrie minière qui sont au cœur de cette nouvelle investigation internationale. 

Huit mois d’enquête, 40 journalistes, 15 médias (dont Radio France, Le Monde et France Télévisions pour la France) dans 10 pays différents. L’enquête collaborative de Forbidden Stories est publiée cette semaine du 17 juin 2019 dans 30 organes de presse du monde entier. 

Elle vous entraîne sur trois continents : l’Afrique, l’Amérique latine et l’Asie. 

Sur chaque continent, l’industrie minière cherche à cacher ses secret

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) au moins 13 journalistes ont été tués depuis 2009 pour avoir enquêté sur des scandales environnementaux. Le total pourrait même atteindre 29 cas, le CPJ enquête toujours sur 16 autres décès suspects.

Réunion des partenaires de l'enquête Green Blood project, en janvier 2019, à Paris.
Réunion des partenaires de l'enquête Green Blood project, en janvier 2019, à Paris. / Forbidden Stories

Aller plus loin

En Tanzanie, les journalistes qui cherchent à enquêter sur la violence, les dégâts environnementaux et autres abus en lien avec une mine d’or du nord du pays se retrouvent pris au piège entre le silence d’un géant minier et les mensonges d’un gouvernement répressif. Au moins une dizaine de reporters, à la fois locaux et étrangers, ayant écrit sur cette mine ont été censurés voire menacés. Forbidden Stories, un consortium international de 40 journalistes publiant dans 30 organes de presse, lève le voile sur l’histoire consternante de l’or qui quitte la mine de Mara-Nord pour finir dans de si précieux téléphones et ordinateurs high-tech. Cette histoire complète la série "Green Blood", un projet qui continue l’histoire de journalistes menacés, emprisonnés voire tués alors qu’ils menaient des enquêtes autour de problèmes environnementaux. 

Une enquête de Marion Guégan et Cécile Schilis-Gallego (Forbidden Stories).

Un groupe de pêcheurs indigènes du Guatemala a demandé un compte-rendu sur l’impact environnemental d’une mine de ferronickel établie sur leurs terres ancestrales. L’un d’entre eux a été tué, et un journaliste local a été poursuivi pour avoir rapporté l’affaire.

Une enquête de Marion Guégan et Cécile Schilis-Gallego (Forbidden Stories).

Le sable est devenu une matière première très convoitée. En Inde, enquêter sur le trafic de sable est particulièrement dangereux pour les journalistes. Une enquête de la cellule investigation de Radio France en partenariat avec Forbidden Stories.

Une enquête de Benoît Collombat, cellule investigation de Radio France, en partenariat avec Forbidden Stories

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