Cameroun, ce que l'on sait
Cameroun, ce que l'on sait © Radio France

Une équipe de gendarmes français, protégée par des militaires, s'est rendue hier au Cameroun, pour deux jours d’enquête et de constatations après l'enlèvement de sept touristes français, dont quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, mardi, dans l'extrême-nord du Cameroun.

Un enlèvement non revendiqué, mais qui serait l’œuvre de la secte islamiste nigériane Boko Haram selon le ministre se la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Les Français, expatriés au Cameroun et en vacances dans le nord du pays, se trouvaient dans une zone à quelque centaine de mètres du Nigeria dans leur 4x4, ils ont été surpris par des preneurs d'otages.

Au Cameroun, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Joseph Dion Ngute, a dit dans un communiqué que les ravisseurs avaient franchi la frontière nigériane avec leurs otages, que les ravisseurs et leurs otages s'étaient dirigés vers le Nigeria en voiture, mais que celle-ci était tombée en panne. Ils auraient alors continué à moto.

Samul M'Bé est directeur du tourisme au Cameroun, il raconte à Géraldine Hallot les circonstances de l’enlèvement, telles qu'on lui a rapporté.

Au Nigeria, le colonel Sagir Musa, porte-parole de l'armée, s'est borné à dire que les forces nigérianes étaient en alerte, "prêtes à arrêter les éléments criminels ou terroristes entrés sur notre territoire".

Les autorités nigérianes disent procéder à "des vérifications», tout en estimant prématuré de s'exprimer sur l'enlèvement.

Le point avec Julie Vandel

Quinze Français sont retenus en otage dans l'ensemble de la zone sahélienne

Pour Laurent Fabius, la France "ne cédera pas aux groupes terroristes". Le ministre des Affaires étrangères, qui s’exprimait devant l’Assemblée nationale, semblait ainsi exclure un éventuel versement de rançon pour la libération des 15 otages français retenus aujourd'hui en Afrique (ce qui fait de la France le pays occidental ayant le plus de ressortissants enlevés dans le monde). "Il faut faire le maximum pour libérer nos otages mais rien ne serait pire que de céder", a affirmé Laurent Fabius.

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