Cherbourg, la stèle qui rend hommage aux onze ouvriers de la DCN morts dans un attentat à Karachi
Cherbourg, la stèle qui rend hommage aux onze ouvriers de la DCN morts dans un attentat à Karachi © MaxPPP / Jules Motte/Wostok press

Les services secrets français cachent-ils encore des éléments sur l'attentat de Karachi ? C'est la question que se posent à nouveau les blessés et les familles des victimes françaises alors que Gérard Willing, une personnalité du renseignement français, apporte un nouveau témoignage au juge anti-terroriste Marc Trévidic.

En 2002 au Pakistan, onze employés français de la DCN sont tués lors d’un attentat attribué pendant des années à Al Qaïda, jusqu'à ce que la justice émette l'hypothèse d'un règlement de comptes des services secrets pakistanais sur fond de conflit concernant les rétrocommissions sur les contrats d'armement.

Or, aujourd'hui, on peut se demander si les services secrets n'ont pas tout fait pour traîner des pieds, notamment en écartant certains témoignages qui auraient permis d'aller plus vite.

Celui de Gérard Willing, par exemple. Cinq jours après l'attentat de Karachi, cet ancien__ consultant en sécurité, correspondant de la DST, rédige une note qu'il donne aux autorités française, et dans laquelle il explique que l'attentat n'a rien à voir avec Al Qaïda, mais qu'il est en réalité lié à un mobile financier et aux contrats d'armement.

Derrière cet attentat se trouverait, selon lui, un intermédiaire saoudien bien décidé à faire payer la France.

Gérard Willing s'exprime pour la première fois et c’est au micro de Benoît Collombat. __

Les parties civiles prennent ce témoignage avec autant d'intérêt que de prudence. Elles ont déjà demandé au juge certaines vérifications.

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Lien image dossier Karachi © Radio France
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