Des athlètes féminines possédaient un chromosome Y
Des athlètes féminines possédaient un chromosome Y © Maxppp / Florian Launette

Elles ne le savaient pas, et pourtant... Quatre sportives ont été la cible d'une étude génétique, sur demande du Comité International Olympique. Une étude qui a permis de découvrir un chromosome Y, typiquement masculin, dans les gênes des demoiselles.

L'information est à la une de la Dépêche du Midi : certaines sportives seraient en fait pourvues d'un chromosome masculin. Un petit plus qui pourrait expliquer leurs performances. C'est ce qui résulte d'une étude génétique menée par des chercheurs des CHU de Nice et Montpellier à la demande du Comité International Olympique.

Les explications d'Aurélie Bambuck.

Le CIO s'était interrogé sur les performances des quatre sportives, allant même jusqu'à douter de leur féminité, sans écarter évidement l'hypothèse du dopage. Les tests ont finalement montré la présence chez elles du chromosome Y, et un taux de testostérone aussi élevé que chez un jeune homme de 18 ans.

Le résultat d'un tour du destin : les athlètes sont en fait des hommes, mais qui n'ont pas vécu de virilisation pendant la vie foetale. L'identité sexuelle masculine est apparue plus tard.

Des sportives qui s'avèrent être des sportifs, ça ne surprend pas plus que ça Pierre-Jean Vazel, qui a notamment entraîné Christine Aron et Ronald Pognon.

Les quatre athlètes, qui ont changé de sexe en quelques tests, vont bénéficier d'un soutien psychologique.

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