La procédure de suspension d'autorisation de mise sur le marché prendra effet dans trois mois.

Le Professeur Dominique Maraninchi, directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) demande aux patientes de ne pas interrompre leur traitement dans l'intervalle.

Ecoutez le reportage de Philippe Randé

Un numéro de renseignements gratuit à été mis en place: le 0800 636 636.
l'agence du médicament déconseille l'usage de la pilule diane 35 comme contraceptif
l'agence du médicament déconseille l'usage de la pilule diane 35 comme contraceptif © reuters
La procédure de suspension d'autorisation de mise sur le marché prendra effet dans trois mois. La procédure d'interruption durera trois mois pendant lesquels les femmes qui prennent ce médicament ne doivent pas interrompre la prise et sont invitées à consulter leurs médecins, qui ne doivent de leur côté plus la prescrire à partir de mercredi. "Après, toute prescription sera interdite", a ajouté Dominique Maraninchi, ajoutant que tous les lots de Diane 35 et de ses génériques seraient retirés des pharmacies. _Dominique Maraninchi au micro de Philippe Randé_
### 315 000 femmes utilisaient cette pilule en France en 2012 "Ce n'est pas une pilule", a dit Dominique Maraninchi, ajoutant que son efficacité contre l'acné est "modérée". L'ANSM a également annoncé une procédure d'arbitrage au niveau européen pour retirer les autorisations de mise sur le marché de Diane 35 dans toute l'UE, ce médicament étant autorisé dans la plupart des Etats membres. Les pilules contraceptives, notamment celles de troisième et de quatrième générations, sont sous le feu des critiques depuis le dépôt d'une plainte mi-décembre d'une jeune femme française imputant son accident vasculaire cérébral à la pilule. Les pilules de dernière génération sont accusées de provoquer des risques accrus de troubles emboliques veineux en France où leur prescription est jugée excessive au regard des risques sanitaires qu'elles présentent. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé lundi qu'elle examinerait l'innocuité des contraceptifs oraux combinés de troisième et quatrième générations afin de déterminer s'il y a lieu d'en limiter l'usage. Cette décision fait suite à une requête de la France. Ces pilules plus récentes, qui incluent les Meliane et Jasmine fabriquées par les laboratoires Bayer, ont eu du succès parce qu'elles ont moins d'effets secondaires que les pilules antérieures, comme la prise de poids ou l'acné. L'EMA, qui avait déclaré le 11 janvier qu'il n'y avait aucune preuve concernant des troubles emboliques veineux, estime que les risques sont "très faibles", même s'ils sont plus élevés dans le cas des pilules de troisième et quatrième générations.
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