Famille
Famille © FOTOLIA/celeste clochard

Les violences antisémites ont augmenté de 58% en 2012, selon le rapport annuel du Service de protection de la communauté juive (SPCJ).

Hausse spectaculaire des actes antisémites en 2012, plus 58%, c'est ce que révèle le rapport annuel du Service de protection de la communauté juive du CRIF, le conseil représentatif des institutions juives de France remis ce matin au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

2012 aura été "une année de violences sans précédent contre les juifs de France qui ont été la cible de deux attentats en moins de six mois", écrit le SPCJ dans son rapport.

L'assassinat d’un père et de trois enfants par Mohamed Merah à Toulouse et l'attaque d'un supermarché casher à Sarcelles ont été suivis de pics de violences antisémites, note le SPCJ, au lieu "de susciter une prise de conscience. Ainsi, après la tuerie de Toulouse, "90 actes ont été recensés en 10 jours", dont un grand nombre "commis en faisant référence au soutien ou à l'identification à Merah".

Les années précédentes, les pics de violences antisémites étaient plutôt liés à des développements de l'actualité internationale, notamment au Proche-Orient.

Pour le président du Crif, Richard Prasquier, il faut extirper des "cervelles des jeunes" Merah comme un héros par certains imiter.

Richard Prasquier

Mais beaucoup d’actes antisémites ne font référence à rien sinon à la bêtise et au racisme le plus ordinaire. C’est ce qui est arrivé à Paul Tubiana, un parisien agressé en juin 2012.

Le récit de Laëtitia Saavedra

Le rapport du SPCJ recense les actes ayant fait l'objet d'une plainte et est effectué en lien avec le ministère de l'Intérieur. Toutes les victimes ne portent pas plainte et le bilan est "en deçà" de la réalité, selon ses auteurs.

Antisémitisme
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