Revenons un an en arrière. Je publiais cet article : "Comment j'ai découvert ma double vie grâce à Google et Facebook". Aujourd'hui, je fais le point, en suivant le même chemin.

Facebook et les préférences qu'il attribue à ses abonnés, en fonction des publicités qu'il a à placer
Facebook et les préférences qu'il attribue à ses abonnés, en fonction des publicités qu'il a à placer © AFP / Jaap Arriens / NurPhoto

Je retourne dans les paramètres de compte et préférences  fournis par les deux géants du web à mon sujet. 

Cher Facebook, si tu me lis vraiment, prend des notes

Pour toi, j'ai un peu changé. Tu a oublié les centres d'intérêt que j'ai supprimé il y a un an, comme "nationalisme" et  "bouddhisme" mais tu as conservé  le pape et le Dalaï Lama. Les nouveaux centres d'intérêts ou conseils de page sont toujours assez peu en affinité avec ma "vraie"vie. Tu me conseilles d'aimer la page de Rihanna, "traverser le deuil", "Emmanuelle Cosse" ou une page concernant les OVNI. Il paraît que je m’intéresse fortement à l'automobile, et que je nourris une passion secrète pour l'immobilier, qui apparaît plusieurs fois dans mes préférences possibles. Tu devrais faire un tour au bureau, ici à France Inter, et tu verrais que non, rien de tout cela ne figure dans mes conversations. 

Sinon, oui, cher Facebook, j'aime France Inter, Radio Nova et Le Monde. Mais, tu t'emmêles les pinceaux. Musique et théâtre sont en tête de mes préférences, alors que ce serait plutôt littérature et romans que tu devrais mettre en avant, et non en 3e page. 

Tu ne m'envoie toujours pas les publicités qui m'intéresseraient vraiment. Le temps passe mon cher Facebook, et j'en conclus, que dans le monde que j'aime "vraiment", il y a peu d'annonceurs publicitaires, ou de consommables à vendre. Mais il faut bien que tu m'abreuves d'un tas d'annonces que tu as en stock. Dis à tes annonceurs, que je fais partie de cette catégorie de consommateurs indifférents, ceux chez qui on n'arrive pas à déclencher l'acte d'achat. 

Google chéri, tu n'as plus le monopole de ma vie numérique

L'an dernier, j'avais retrouvé  des recherches inexplicables dans le rapport d'activité de mon compte Google. Cette année, tu avais moins de choses à rapporter sur ma vie numérique, car je t'ai quitté il y a quelques mois.Tu te contentes donc de mon historique de recherche sur Youtube. 

En revanche tu ne t'es pas  gêné pour faire une copieuse liste de contenus publicitaires pouvant m'intéresser, en incluant par exemple les sports mécaniques et voitures puissantes. Là cher Google, je crois que tu dérailles un peu. "Trains" aurait été plus approprié.  J'ai éliminé un bon nombre de ces contenus possibles et j'invite tous mes amis à le faire aussi. 

Pour nettoyer son compte Google, de l'historique, des activités et contenus publicitaires, voici le chemin à suivre. 

  • Mon compte,
  • Mon activité
  • Commandes relatives à l'activité
  • Activité sur le Web et les applications

Facebook et Google savent tout, même en dehors de leurs propres site

C'est vrai, Google et Facebook, vous savez tout ce que je fais même si je ne suis pas sur vos sites propres. Vous pouvez ainsi prétendre connaître bien des détails de mes navigations. Vous n'êtes pas les seuls à recueillir ce type d'information. Dès que l'on ouvre un site, une page web, nous sommes prévenus, que nous acceptons les cookies. "En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, pour réaliser des statistiques de navigation, et pour faciliter le partage d’information sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici"

Aujourd’hui, en théorie, aucune entreprise ne peut pister les sites que nous visitons sans notre consentement. Ce consentement est devenu systématique, automatique, chacun clique "ok" quand il lit le petit pop-up qui prévient de l'utilisation des cookies. C'est un consentement qui est plutôt un renoncement. 

Avec la loi Eprivacy que la Commission européenne prépare pour 2018, ce consentement pourrait retrouver sa force protectrice, mais certains députés veulent le rendre facultatif. Ils craignent que cela ne gêne l’écosystème économique,  donc ils préconisent que  notre consentement ne soit plus requis du tout. 

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